Un projet de recyclage de composites carbone va démarrer début janvier 2013 pour une durée de quatre ans. Piloté par Airbus, il rassemble une douzaine de partenaires industriels et académiques dont l'institut Jules Verne. L'installation d'une unité pilote de recyclage est prévue à Nantes, à proximité de l'institut et d'un site de production Airbus. L'avionneur génère sur ce site environ 100 t/an de déchets composites. Le projet Fenics (fibers recycling network for innovative carbon composites by solvolysis) sera le premier du genre en France. Il utilisera la solvolyse comme procédé de séparation de la fibre et de la matrice. La fibre de carbone sera récupérée. Pour la rendre commercialisable, une opération de détissage-réalignement des fibres sera nécessaire. Deux applications sont envisagées : l'une pour les fibres courtes, l'autre pour les fibres semi-longues, à plus forte valeur ajoutée. Cette application demandera de nouveaux efforts de recherche et d'investissement sur le long terme. Le projet Fenics bénéficiera d'une partie du budget de l'institut, fixée d'ici à 2020 entre 10 et 20 millions d'euros pour la catégorie Eco-procédés. Par ailleurs, l'Ademe a été sollicitée pour une aide financière. En Grande-Bretagne avec la société Recycled Carbon Fibers et en Allemagne avec CFK Valley Recycling, le traitement des composites à fibres de carbone fait déjà recette, grâce au procédé par thermolyse.