L'annonce est finalement survenue le 8 janvier. C'est à cette date que Delphine Batho a saisi la Commission de régulation de l'énergie sur le cahier des charges du deuxième appel d'offres sur l'éolien en mer. Il cible deux zones : Le Tréport et les îles d'Yeu et Noirmoutier pour une capacité totale de 1 000 MW. Mais pour la publication effective de l'appel, il faudra attendre mars prochain. Le calendrier prévoit ensuite un dépôt des offres jusqu'en septembre et la désignation des lauréats dans un an. Par rapport au premier appel, des dispositions ont été modifiées. Le critère prix sera ainsi plus discriminant, avec vraisemblablement un niveau plafond éliminatoire. La construction et la mise en service progressives des éoliennes sont prévues sur la période 2021-2023. Après 2020 donc. Avec ces deux appels d'offres, la France n'atteindra qu'autour de 3 000 MW. Encore loin des 6 000 MW d'éolien en mer et d'énergies marines à l'horizon 2020 prévus par le Grenelle de l'environnement.