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Saft éclaircit son avenir industriel

LA RÉDACTION, LE 14 JANVIER 2013
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Saft est désormais seul maître à bord dans ses usines de batteries industrielles. Depuis le 1er  janvier, le fabricant est l'unique propriétaire de son unité de production de Nersac, en Charente, où 90 personnes travaillent dans cette usine d'une capacité de production de 60 MWh par an. Elle pourrait être doublée avec un investissement complémentaire. La reprise en intégralité de cet actif scelle définitivement le divorce du groupe avec son ancien associé américain Johnson Controls, partenariat qui avait abouti, entre autres, en 2006, à la création de cet atelier à Nersac destiné à attaquer le marché des batteries pour voitures électriques. Ayant divergé sur la stratégie à suivre, les deux groupes avaient finalement décidé en septembre 2011 de se séparer. En plus d'avoir contribué à renforcer le bilan, grâce aux indemnités de rupture versées par Johnson Controls, la conclusion de cet accord de séparation éclaircit la structure industrielle de Saft. Le fabricant souhaite se repositionner sur les batteries dites de spécialité, qui représentent actuellement un peu moins de la moitié de son chiffre d'affaires. Elles affichent de meilleures marges que les batteries plus communes. La rupture définitivement consommée, Saft est désormais libre de pouvoir accélérer son développement dans les batteries pour voitures et le stockage d'énergies renouvelables. Et ce au moment où le marché mondial s'annonce un peu plus favorable, notamment en raison des difficultés financières de plusieurs concurrents, dont l'américain A123 Systems. Saft dispose désormais à 100 % de deux unités industrielles destinées à ces deux marchés : celle de Nersac et celle de Jacksonville en Floride. Selon les estimations du groupe, elles devraient générer 100 millions de dollars de chiffre d'affaires dès cette année et 200 millions en 2015, avec une marge opérationnelle qui pourrait monter à 15 %. Même en décalant d'une année ces objectifs, par prudence, cela représente un potentiel de 20 % par rapport au chiffre d'affaires actuel. Montée en puissance plus lente que prévu initialement


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