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Zéro pointé pour la copie carbone européenne

LA RÉDACTION, LE 14 JANVIER 2013
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Le facteur carbone des vingt premiers producteurs d'électricité européens a augmenté en 2011, indique le cabinet PWC dans sa dernière étude consacrée au sujet. Le facteur carbone ? Il s'agit du rapport entre les quantités de gaz à effet de serre émises et les quantités d'électricité produites. Et malheureusement, ce ratio « est appelé à se dégrader au cours des années à venir », estime Olivier Muller, directeur énergie et climat chez PWC. Les raisons  ? En 2011, la production des grands électriciens en Europe a reculé de 36 TWh, passant de 2  144  TWh à 2  109 TWh, soit une baisse de 1,7  % par rapport à 2010. « La croissance industrielle allemande n'a pas réussi à pallier la diminution de la production d'électricité dans les pays du Sud, touchés de plein fouet par la crise, et notamment l'Espagne, le Portugal et la Grèce  », poursuit Olivier Muller. La baisse est essentiellement provoquée par les opérateurs RWE, Vattenfall et Iberdrola et Scottish Power. Le groupe EDF, lui, préserve sa position de leader, tandis que la production de GDF Suez progresse de 20 % suite au rachat d'International Power. Mais dans le même temps, les émissions de gaz à effet de serre de l'échantillon ont augmenté de 7,7  millions de tonnes de CO 2 entre  2010 et  2011, soit une hausse de 1,1 %. L'allemand RWE, lesté par ses centrales à charbon, conserve sa place de plus gros émetteur de CO 2, avec près de 141 millions de tonnes à lui seul. Ce qui représente tout de même 20 % des émissions totales du panel et 12 % des émissions du secteur à l'échelle de l'Europe des 27  ! Une baisse de la production d'électricité produite, couplée à une hausse des émissions de CO 2 … Le facteur carbone s'est mécaniquement dégradé et a atteint 338  kg de CO 2 / MWh en 2011, soit un accroissement de 9 kg par rapport à l'année précédente (+2,7 %). À ce petit jeu, 11 des 20 électriciens passés au crible ont vu leur facteur carbone s'accroître sur la période. « C'est une confirmation de l'évolution défavorable du mix énergétique, davantage tourné en 2011 vers des sources plus fortement car-  Lorsqu'on s'engage, on en prend pour 20 ou 30 ans  bonées  », note l'expert de PWC. La part des énergies renouvelables tend même à s'affaisser. «  Certes, cette tendance s'explique partiellement par les conditions climatiques, en particulier la baisse de l'électricité hydraulique due à la faiblesse des précipitations, mais ce n'est pas la seule explication  », avance-t-il. Le désengagement allemand de la filière nucléaire, la relance concomitante des programmes de construction de centrales charbon, et plus généralement l'utilisation de sources conventionnelles plus émettrices expliqueraient cette évolution… qui tranche d'ailleurs avec une séquence récente. Entre 2007 et 2010, la stabilité de la part du nucléaire et  le report vers le gaz (moins émetteur que la lignite, le charbon ou le fuel lourd, mais plus onéreux) effectué par la plupart des électriciens avait en effet modéré l'intensité carbone de la production d'électricité européenne. À l'heure du bilan, notons que la part des renouvelables dans le mix électrique du panel a diminué de 17  % de 2010 à 2011. Dans le même temps, la production nette annuelle des renouvelables a chuté de 32 TWh, deux fois plus que la production conventionnelle, qui n'a reculé que de 14 TWh. En conséquence, les renouvelables représentent «  61  % de la baisse de 36 TWh de la production globale des entreprises analysées entre 2010 et 2011 », chiffre le rapport de PWC. Et cette tendance risque de se prolonger. «  Lorsqu'on s'engage dans de lourds investissements capacitaires dans le charbon, comme aujourd'hui en Allemagne, on en prend pour 20  ou 30 ans  », alerte ainsi Olivier Muller. Cette dégradation du facteur carbone électrique risque-t-elle de compromettre l'objectif  européen de 20 % de renouvelables en 2020 ? Sans se prononcer, l'étude PWC note que « l'objectif de 22,1 % d'électricité produite avec des sources renouvelables à partir de 2010 fixé par une directive européenne n'a pas été atteint ».


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