Sur le fond, la plateforme nationale sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), installée le 17 juin par Jean-Marc Ayrault, n'apporte pour l'heure aucun nouvel outil aux entreprises pourtant demandeuses. « C'est trop tôt, explique Xavier Piechaczyk, conseiller développement durable auprès du Premier ministre. L'essentiel est que cette structure de dialogue et d'action soit lancée, que son positionnement interministériel soit acté et que son animation soit confiée au Commissariat général à la stratégie et à la prospective ». Son but est de donner un second souffle et du sens à la RSE. Mais pas n'importe comment. Composée de huit collèges (Etat, élus, employeurs, salariés, réseaux multi-acteurs, ONG, praticiens et personnalités qualifiées), cette instance se veut exigeante, transversale et, selon son pilote Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective, « défricheuse d'un champ qui n'est encore que partiellement exploré ».