Au Sénat, des membres de la délégation aux collectivités territoriales ont pointé les lacunes du rapport de la commission Mobilité 21 (dit rapport Duron), remis au gouvernement le 27 juin. Ce rapport était chargé de hiérarchiser les projets d'infrastructures. Selon les sénateurs Jacques Mézard (Cantal) et Rémy Pointereau (Cher), il passe complètement à côté d'un problème persistant dans les territoires français : celui de l'accessibilité et du désenclavement territorial. Le rapport Duron serait le reflet d'une « vision technocratique », a dénoncé Jacques Mézard. La priorité va, selon les deux sénateurs, à la modernisation des trains d'équilibre des territoires, à un retour des trains de nuit sur certaines lignes, à un axe desservant le centre de la France, notamment le Massif Central… Le rapport Duron a aussi été dénoncé du côté des ONG. Ainsi, les Amis de la Terre pointent ses « ambiguïtés ». Différer dans le temps les projets autoroutiers et de LGV ne signifie pas qu'ils sont remis en cause, pointe l'ONG, qui réclame « un choix alternatif ». Elle estime les moyens consacrés aux transports de proximité « très limités ». Les propositions de la commission s'appuieraient « essentiellement sur les contraintes financières », et non sur « la volonté et la nécessité d'une transition écologique et climatique ».