Un premier jalon sur la route de la Confé rence sur le climat. Profitant de la publi cation du 1er tome du 5e rapport du Giec, le ministère des Affaires étrangères a orga nisé le 30 septembre une matinée spéciale sur le changement climatique. Elle visait à sonner la mobilisation générale pour le rendez-vous onusien que la France sou haite organiser en 2015 au Bourget (93), la 21e Conférence des parties (COP21). « Il est extrêmement probable que nous l'accueillions. Nous sommes le seul candidat », a introduit Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développe ment. En aparté, il se montre encore plus catégorique : « Politiquement, c'est fait. Il ne reste qu'à attendre la procédure for melle de validation des Nations Unies ». L'enjeu principal de la conférence sera de fixer en 2015 un cadre international sur le climat pour l'après-2020. « Nous visons un accord juridiquement contrai gnant qui engage tous les pays », ambi tionne Laurent Fabius, et le ministre des Affaires étrangères a décliné sa méthode pour y parvenir : « Agir offensif, collec tif et positif ». Au-delà du slogan, deux priorités sont à ce jour fixées. D'une part, déminer en amont les principaux points de blocage. « Si cette négociation n'est vue que comme un partage du fardeau, elle échouera », prédit Pascal Canfin, qui promeut un « agenda des solutions. » Par exemple, « si vous ne trouvez pas en amont comment aider la Pologne à gérer son utilisation de charbon, elle ne signe ra aucun accord », illustre-t-il, citant par ailleurs les questions des transports et du bétail. D'autre part, le gouvernement a demandé un rapport sur la place des collectivités territoriales dans les négo ciations climatiques aux sénateurs Ro nan Dantec et Michel Dellebare. « Bien qu'étant au cœur des solutions et de la mobilisation de la société, les collectivi tés étaient jusqu'à présent ignorées », si gnale Ronan Dantec. L'une des questions est de savoir si la diplomatie peut inté grer les réseaux que les collectivités ont tissés entre elles. « Il va falloir aller dans ce sens dès 2014, pointe le sénateur. Ce qui suppose de fixer le cadre des discus sions assez vite. » Le compte à rebours est lancé.