Prise de pouvoir considérée comme « clandestine », plainte pour vol, salariés priés de rester chez eux… Solabios vit depuis quelques jours une lutte de pouvoir acharnée entre son fondateur Frédéric Errera et son directeur général Avy Partouche. Tous les deux contestent la légitimité de l'autre, le premier ayant révoqué le directeur général lors d'une assemblée générale jugée sans pouvoir par le second. L'origine de cet imbroglio se trouve dans l'opération finan cière proposée l'an dernier aux investisseurs propriétaires des centrales photovoltaïques développées par Solabios (voir EMC n° 122). Pour se renflouer, la société proposait de transformer les parts des propriétaires en obligations convertibles en actions Solabios. Ce montage a provoqué un triplement du capital social du groupe et donné le pou voir aux anciens obligataires, devant le fondateur Frédéric Errera. Ce dernier estime que ces nouveaux actionnaires n'ont pas respecté leurs obligations auprès de l'Autorité des marchés financiers et conteste donc leurs droits de vote. Cette lutte de pouvoir menace la santé financière de la société. Selon l'avocat de Solabios, les banques refusent l'accès aux comptes tant que la situation n'est pas clarifiée. Frédéric Errera a de son côté mandaté un cabinet indépen dant pour faire la lumière sur les comptes.