Le 14 octobre, le commissaire à l'énergie Peter Oettinger a annoncé la tenue, dans les prochaines semaines, d'une réunion avec les patrons des dix grands groupes énergétiques en colère contre la politique européenne, ainsi qu'avec les ministres des pays qui les hébergent. Ces dix énergéticiens représentent 50 % de la production électrique en Europe et 30 % de la capacité en renouvelables. Y figurent notamment GDF/Suez. Ils dénoncent les dispositifs de soutien public aux renouvelables, causes selon eux d'une surcapacité de production qui les a contraint à fermer des centrales, et de la hausse du prix de l'électricité. Selon le P-DG de GDF/Suez, Gérard Mestrallet, les subventions devraient se concentrer sur « des secteurs d'avenir comme le stockage, la capture du carbone ». Leurs critiques sont justifiées, a reconnu Peter Oettinger. « Mais il s'agit plus d'un appel au secours que de critiques. Je crois que ces entreprises nous appellent à renforcer l'européanisation de la politique énergétique », plutôt que la cohabitation de 28 politiques nationales. La Commission européenne présentera fin octobre une communication avec des options pour réformer les soutiens aux renouvelables.