Susciter l'adhésion des acteurs avant de légiférer : tel est le but de la charte pour l'efficacité énergétique des bâtiments tertiaires publics et privés, signée le 31 octobre par près d'une vingtaine de grands noms du bâtiment et de l'immobilier. Le parc concerné est estimé à 850 millions de m². « Bureaux, commerces, locaux d'enseignement, d'activité ou de logistique : la palette de biens et d'actifs immobiliers est large et celle des acteurs, qu'ils soient propriétaires, usagers ou gestionnaires, l'est aussi, a souligné Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable. D'où la diversité des signataires. » Parmi eux, figurent des foncières (Unibail-Rodamco, Altarea Cogedim, Gecina, Foncière des Régions), des réseaux bancaires (Banque Populaire Lorraine Champagne, BNP Paribas, Crédit Agricole Immobilier), des établissements d'enseignement (l'université Paris Dauphine et celle de Belfort Montbéliard), mais aussi Dalkia France, EDF et GDF Suez. Cette charte les engage à réduire la consommation énergétique de leurs bâtiments tertiaires, à mettre en œuvre un plan de progrès, à fixer un niveau d'objectif en matière d'économie d'énergie et à en diffuser les résultats. Le principal intérêt est de préparer le terrain au futur et très attendu décret qui encadrera la rénovation énergétique du parc tertiaire. « Il sera publié en 2014 », a promis Philippe Martin, ministre de l'Écologie. « Les petites surfaces ne devront pas être négligées, un accompagnement par les CCI et chambres de métiers est à envisager », a complété la ministre du Logement Cécile Duflot. La charte reste ouverte à la signature.