Les réseaux d'infrastructures sont-ils protégés des aléas naturels ? Pas tout à fait, selon un rapport rendu public le 22 avril par le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). L'organisme a formulé plusieurs recommandations pour mettre en œuvre une politique de « résilience ». C'est-à-dire la capacité à faire face à un événement naturel exceptionnel. Les retours d'expériences ont montré « la vulnérabilité de réseaux concourant à des services publics essentiels, l'interdépendance entre plusieurs réseaux avec des conséquences en cascade et la difficulté à les rétablir dans des délais admissibles pour la population », diagnostique le CGEDD. Parmi les risques « classiques » dont la prise en compte est jugée « satisfaisante », le risque inondation « est le mieux pris en compte ». Pour autant, il conviendrait de se pencher sur « l'émergence de nouveaux risques liés au changement climatique et/ou à l'évolution technologique », ou à « l'intensification de risques connus », comme les submersions marines, les tempêtes et les fortes chaleurs, insiste le rapport. La réflexion sur les enjeux économiques reste également à approfondir. Le CGEDD recommande de « rendre systématique une analyse coûts-bénéfices probabilisés dans l'étude d'impact des lois et règlements nouveaux (y compris les textes de transposition de directives européennes) ». Il relève la méconnaissance des interdépendances entre réseaux, particulièrement prégnante s'agissant de l'énergie et des communications qui « apparaissent comme structurants pour la résilience de l'ensemble des autres réseaux, notamment de transport, d'eau et d'assainissement ». Des exercices de simulation devraient être organisés, pointe le CGEDD.