Le conseil général des Hauts-de-Seine et son délégataire la Sevesc, filiale de Lyonnaise des eaux, ont décidé de traiter le problème des nuisances olfactives liées aux opérations sur les réseaux d'assainissement. En effet, il n'existe pas d'unités mobiles permettant d'éliminer ces odeurs lors de l'intervention. « Avec l'aide du Centre international de recherche sur l'eau et l'environnement (Cirsee), nous avons étudié le type de composés produisant les odeurs pour trouver le traitement le plus adapté », détaille Anne-Cécile Michaud, chef de projet à la Lyonnaise des eaux. H 2 S bien sûr mais aussi COV et d'autres composés soufrés ont été identifiés. C'est la technologie de l'adsorption par charbon actif en grains (CAG) qui a répondu aux critères. Le prototype de camion, équipé de deux couches de CAG, injecte de l'air frais d'un côté du réseau, pour favoriser le travail des agents, et rejette l'air vicié traité de l'autre côté avec une capacité de traitement de 5 000 mètres cubes par heure. Une phase de test est en cours pour s'assurer des performances du prototype et chiffrer les coûts d'exploitation.