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« un centre r & d à Paris sur le smart grid »

LA RÉDACTION, LE 7 JUILLET 2014
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Que va devenir Street-light Vision après son rachat par un géant américain ? J'ai créé Streetlight Vision en 2006. Aujourd'hui basée à Paris, l'entreprise comprend 15 personnes. Nous avons développé un système de télégestion pour piloter tous les équipements présents en ville dans la rue. Cette une offre logicielle déjà commercialisée depuis 2009, qui fonctionne dans 450 villes de 15 pays. Mais en étant rachetés par Silver Spring Network, une société de 600 personnes, réalisant un chiffre d'affaires de 360 millions de dollars, nous allons passer dans une nouvelle dimension. Ils sont spécialisés dans la télérelève des compteurs et, plus généralement, l'internet des objets. Ils opèrent ainsi 18,5 millions de compteurs dans le monde. Leur puissance financière et leur expertise dans les réseaux vont nous permettre d'étendre nos applications. Quelles sont vos cibles ? Jusqu'à présent, nous étions surtout positionnés sur les économies d'énergie et la télémaintenance de l'éclairage public. Nous pouvons voir plus large : les feux tricolores, les bornes de recharge de véhicules électriques, les capteurs environnementaux, les dispositifs d'information aux arrêts de bus… Nous allons aussi bénéficier de la complémentarité géographique entre nos activités : contrairement à nous, Silver Spring est peu présent en Europe et en Asie. Ne craignez-vous pas d'être entièrement absorbés ? Streetlight Vision est certes acquis à 100 %, mais nous restons une entreprise indépendante du reste du groupe. Notre nouvelle maison mère a d'ailleurs annoncé l'ouverture d'un centre de R & D à Paris. Ce sera autour de notre activité. Notre ambition est d'étendre nos applicatifs et, pour cela, nous allons très rapidement doubler notre effectif. Peut-être d'ici à la fin de l'année. C'est, en tout cas, notre objectif. Comment convaincre les collectivités locales de choisir votre solution ? Une ville a besoin d'indépendance vis-à-vis des fabricants des équipements qu'elle installe. Or, notre solution logicielle pilote théoriquement tout type de capteur, quel que soit son protocole de communication. C'est notre spécificité, et la raison pour laquelle nous avons remporté des contrats aussi bien à Oslo, Barcelone ou encore Dublin en Europe que Jakarta en Indonésie et Dongguan en Chine. Nous bénéficions de retours d'expérience. Nous avons, par exemple, participé à un projet pilote à Paris. La Mairie avait lancé un appel d'offres pour la maintenance de l'éclairage public et des feux tricolores. Les deux consortiums en lice nous avaient retenus dans leurs solutions. C'est finalement celui de Bouygues et Vinci qui l'a remporté, et cela fait maintenant un an qu'ils utilisent notre solution.


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