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Un gros magot à saisir

LA RÉDACTION, LE 18 MAI 2015
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L'alliance peut surprendre, tant elle paraît contre-intuitive. Mais elle constitue l'un des obstacles à la transition énergétique, selon la nouvelle note de la Fabrique écologique. Le groupe de réflexion s'est penché sur l'épargne comme levier « puissant et citoyen » de financement. « Il existe un grand paradoxe », diagnostique Géraud Guibert, président de la Fabrique écologique. Bien que le niveau d'épargne soit très élevé, en France comme en Europe, cette cagnotte n'est pas utilisée pour accélérer la transition énergétique. Derrière ce constat, se cacherait une alliance objective entre le monde de la finance et… ses détracteurs. La Fabrique écologique formule des propositions pour débloquer la situation. En diabolisant la finance, ses détracteurs en feraient un sujet obscur, malsain, en dehors de l'économie réelle « alors qu'elle en est un maillon », insiste Philippe Zaouati, directeur général du fonds d'investissement responsable Mirova, et président de ce groupe de travail. Cette mise au pilori – et à l'écart – profiterait aux financiers, car elle serait un gage de tranquillité et d'indépendance. « Les acteurs financiers, faisant partie de l'économie, ont un rôle spécifique à jouer », défend la Fabrique écologique. Problème : il est très difficile, voire impossible, d'identifier les produits financiers favorables à la transition énergétique. « Il faut donc mettre en place un processus de labellisation », soutient Philippe Zaouati. Au gouvernement, deux projets sont en cours. L'un porte sur un label Investissement responsable. Il est piloté par le ministère de l'Économie. L'autre, dans les mains du ministère de l'Écologie, vise à créer un label Transition énergétique. Dans les deux cas, « la fiscalité doit évoluer pour rendre les produits labellisés incitatifs auprès des particuliers », complète Philippe Zaouati. Mais aussi auprès des investisseurs institutionnels, encore loin d'être exemplaires. Le projet de loi sur la transition énergétique et celui sur la croissance et l'activité prévoient certes des mesures pour pousser les investisseurs institutionnels à communiquer sur leurs critères environnementaux. Mais il faudra aller plus loin, estime-t-il : « Tout le système est construit autour de la croyance selon laquelle le marché est rationnel, efficace, et qu'il n'y a aucune raison de faire différemment des autres acteurs. » La régulation financière pourrait briser ce conformisme. À condition de reconnaître le changement climatique comme un risque systémique dont il faut tenir compte dans les calculs de solvabilité. TB


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