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Le charbon noircit la réputation des banques françaises

LA RÉDACTION, LE 1er JUIN 2015
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L'approche de la COP 21 commence à produire quelques effets positifs. Alors que se tenait à Paris le 22 mai la journée mondiale de la finance pour le climat, le secteur financier français a pris de nouveaux engagements pour réduire l'empreinte carbone de ses investissements. Avec des actions immédiates. L'assureur Axa s'est ainsi engagé à céder ses participations dans les entreprises impliquées dans les activités les plus liées au charbon, soit un « désinvestissement de 500 millions d'euros », a indiqué le groupe. De son côté, le Crédit agricole ne financera plus ni les mines de charbon ni les exploitants spécialisés dans cette activité. Une initiative saluée par les Amis de la Terre France et Oxfam France, mais qui demande à être suivie par les autres banques françaises, BNP Paribas, la Société générale et BPCE-Natixis. Dans une récente étude, les deux ONG se sont alarmées des conséquences du financement par les banques françaises des centrales à charbon dans le monde. Selon leurs calculs, « le charbon a bénéficié d'un soutien des cinq premières banques françaises estimé à près de 30 milliards d'euros ces dix dernières années », plaçant ainsi la France en 4e position des plus gros financeurs du charbon entre 2005 et avril 2014. Ces soutiens ont plus que triplé entre 2005 et 2013. Les banques françaises ont, par exemple, soutenu la construction des centrales à charbon de Medupi et Kusile en Afrique du Sud pour un montant cumulé de 1,8 milliard d'euros. Or, ces équipements émettront globalement environ 60 millions de tonnes de CO2 par an, ce qui augmentera de 17 % les émissions de l'Afrique du Sud. Sans parler des désavantages pour les ménages : l'électricien sud-africain Eskom augmentera de 8 % par an le prix de l'électricité jusqu'à la mise en service en 2018 des centrales pour couvrir leur coût de construction. Dans le même temps, les grands industriels locaux ont obtenu des prix garantis à long terme.


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