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Maestro accélère le démantèlement nucléaire

LA RÉDACTION, LE 4 AVRIL 2016
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Il figure parmi les plus grands chantiers de démantèlement nucléaire au monde. Son coût global est estimé à 5 milliards d'euros sur 30 ans. La tâche est titanesque sur le site de Marcoule (30). Sur l'un des chantiers, dans l'ancienne usine du CEA d'extraction du plutonium (UP1) à des fins militaires, un nouveau robot téléopéré s'active depuis quelques mois. Son nom : Maestro. Fabriqué en titane, il peut résister à des radiations nucléaires massives grâce à la forte densité de ce matériau. Scie, meuleuse, cisaille, perceuse... Le bras robotisé peut se voir attribuer différents outils selon les chantiers. Fait inédit : il procède à une découpe par laser depuis décembre 2015. Contrairement à la disqueuse, le laser ne soumet pas le bras robotisé à des contraintes mécaniques, usantes à terme. D'où des délais de maintenance réduits. Ce procédé améliore aussi la productivité : quelques dizaines secondes suffisent pour découper une plaque d'acier de 5 cm d'épaisseur. Derrière des murs en béton d'un mètre d'épaisseur, hors de portée humaine, Maestro s'est ainsi lancé dans la découpe d'un dissolveur. Hautement radioactive, cette cuve en acier très dur, pesant près de 5 tonnes, servait à la dissolution des combustibles usés d'uranium et de plutonium, jusqu'au milieu des années 90. « En 50 heures d'opération effective cumulées, Maestro découpera au laser l'intégralité du dissolveur en 800 morceaux d'acier », estime Samuel Blanchard, chef du projet de démantèlement de l’Usine UP1. Le pilotage du robot s'effectue depuis un bungalow contigu au bâtiment abritant les cuves, à une vingtaine de mètres. De quoi réduire les risques d'exposition aux radiations et la pénibilité du travail des opérateurs. Entre leurs mains, un joystick reproduit les sensations de résistance lorsque le bras du robot heurte un obstacle. Objectif : achever le démantèlement du dissolveur avant la fin de l'année. Après la découpe, les déchets radioactifs sont conditionnés et acheminés dans un centre de stockage de l'Andra. Un deuxième chantier s'ouvrira alors sur la seconde cuve, où le robot sera de nouveau mis à contribution. Fruit d'une collaboration R&D entamée dans les années 90 entre le CEA, l'Ifremer et la société Cybernétix, le robot pourrait intervenir au Japon dans la récupération des débris de combustibles des coeurs fondus des réacteurs de Fukushima. Une première phase d'études est en cours pour démontrer la faisabilité de la découpe par laser sur ce type de matériau. Mickaël Charpentier


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