Fondée en 2021, Pierre Vion et Pak-Hin Nam se sont attaqués à un défi de taille en structurant une véritable chaîne de valeur allant du champ de bambou jusqu’au chantier. L’approvisionnement repose sur des cultures développées depuis douze ans dans le nord de l’Italie et sur des plantations françaises entamées il y a six ans, notamment dans le Sud-Ouest à Montauban et dans l’Ouest de la France. Le bambou grandit à grande vitesse sur des parcelles non consacrées à l’agriculture alimentaire, le tout sans aucun apport de pesticides ni d’engrais. Ce cycle végétal permet un bilan carbone négatif en absorbant plus de CO2 au cours de sa croissance que sa transformation n’en émet.
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Des performances techniques à la hauteur des exigences du chantier
Le processus de fabrication combine la vapeur d’eau et un liant spécifique pour obtenir des panneaux isolants uniques. Alors que la fibre de bois souffre de contraintes d’humidité, la structure naturelle de la fibre de bambou offre une résistance à l’eau sans nécessiter de traitement chimique lourd. Sur le terrain, l’isolant conserve une tenue dans le temps qui empêche le tassement dans les cloisons, tout en apportant un confort de pose apprécié des artisans. Proposé à un coût compétitif aligné sur le marché du chanvre ou du textile recyclé, le panneau intègre la réutilisation de ses propres chutes dans une démarche globale d’économie circulaire. Sur le salon parisien, les dirigeants Pierre Vion et Pak-Hin Nam entendent démontrer que leur systéme novateur possède tous les atouts pour devenir le nouveau standard de l’éco-construction.