« L’analyse rapide est un enjeu important pour les industriels travaillant dans le domaine des déchets, expliquent les auteurs de l’étude, car le coût et les délais d’analyses d’échantillons en laboratoire empêchent une interprétation rapide des observations réalisées sur site. »
Après examen des techniques d’analyses actuelles, les appareils à fluorescence X de terrain s’avèrent être les plus adaptés pour une analyse rapide d’éléments, sous réserve de certains facteurs limitants, précisent les auteurs, comme la teneur en eau ou la granulométrie.
Premier constat, malgré le développement d’appareils sophistiqués, les valeurs mesurées ne sont souvent pas représentatives et directement comparables à des analyses effectuées en laboratoires.
L’étude s’est donc attaché à évaluer la performance de deux types d’appareils de terrain : un appareil portable de type pistolet et un appareil mobile.
Ces appareils ont été testés sur plusieurs matrices : sol contaminé par des retombées atmosphériques, refus de tri des objets encombrants, sédiments de dragage (portuaire et fluviatile), boues et poussières
d’aciéries.
L’influence de plusieurs paramètres a été testée pour mettre en évidence les limites de ces appareils. Certains éléments perturbateurs ont été mis en évidence. Des interférences entre métaux (plomb/arsenic et présence de fer) peuvent ainsi rendre la mesure invalide. L’hétérogénéité et la teneur en eau de l’échantillon influencent également les mesures. Enfin, la fiabilité de la méthode dépend aussi de la calibration de l’appareil, le choix de référence et le temps de mesure accordé.
Conclusion de l’étude : la précision des appareils ne couvre généralement pas les seuils réglementaires ou techniques demandés par les utilisateurs. D’où la nécessité de prendre conscience des limites d’utilisation de ces appareils et de développer des protocoles adaptés à chaque application.Une info Recyclage récupérationUne synthèse de l’étude est disponible sur le site de Record.