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Vittel mise sur la « biodiversité choisie »

LA RÉDACTION, LE 1er AOÛT 2010
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Pour convaincre les golfs de cesser de traiter leurs rosiers contre les pucerons, la société Agrivair avait dû créer un élevage de coccinelles, ces petits insectes étant chargés de maîtriser la population de nuisibles. Dix ans après, l'élevage a disparu, non pas parce que les pesticides ont été réintroduits, mais parce que les coccinelles se sont réadaptées. C'est l'un des visages de la « biodiversité choisie » chère à Philippe Pierre, directeur d'Agrivair. POLLUTION TRAQUÉE Cette société de conseil, filiale de Nestlé Waters France, a été créée en 1992 suite à un constat : si rien n'était fait d'ici vingt ans, l'eau deviendrait impropre à la consommation. Agrivair a alors été chargée de traquer toutes les formes de pollution menaçant la zone de recharge de la source, soit environ 10 000 hectares répartis sur dix communes et occupés à 60 % par des installations agricoles. Gros changement de pratique chez les agriculteurs : il leur a été demandé d'abandonner pesticides et engrais. Pour faciliter la phase de transition, la plus délicate, Nestlé Waters France et les collectivités locales ont offert aux agriculteurs des compensations financières : 200 euros par hectare et par an pendant cinq ans, ainsi qu'une aide de 150 000 euros par exploitation pour adapter l'outil de production. Aujourd'hui, ils ont renoncé aux produits incriminés, tout en continuant à produire l'Emmental et le Munster qui font la réputation de la région. 20 % D'OISEAUX EN PLUS Les agriculteurs ne reçoivent plus d'aide financière. Ce qui assure leur revenu, c'est le bon fonctionnement de l'écosystème local. Au départ, les esprits se focalisaient sur la seule protection de la ressource en eau. « La biodiversité n'était pas un vrai sujet. Très vite, nous avons réalisé un inventaire des oiseaux, des insectes... Mais nous étions encore dans une logique de conséquence », raconte Philippe Pierre. C'était l'heure du constat : en arrêtant de traiter les cultures, l'exploitant a pu observer une augmentation de 20 % du nombre d'oiseaux et de 17 % de leur variété. Puis est venue l'heure de la projection. « Nous nous sommes rendu compte qu'il faut gérer les habitats, trouver l'équilibre entre nuisibles et prédateurs. Aujourd'hui, la biodiversité est réellement choisie. Nous pouvons par exemple fournir une équation sur la relation entre fruits, mésanges et insectes. Nous connaissons le lien entre nombre de chauves-souris et rendement du verger de pommes à l'hectare... », décrit le directeur d'Agrivair. D'autres actions ont été menées avec les villes et villages de la région, les sites touristiques, les industries. Au total, Agrivair a investi 36 millions d'euros depuis sa création, et cette société accueille régulièrement des visiteurs pour leur montrer ce qui est fait sur son territoire. Mais Nestlé Waters ne souhaite pas pour l'instant étendre à d'autres collectivités les activités de conseil de cette filiale. Elle reste sur les terres qui l'ont vu naître, avec de nouveaux objectifs : contribuer à créer 400 emplois sur le territoire en trois ans, en développant les activités de biométhanisation, de phytoremédiation et la filière bois.


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