Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
EAU

Le procédé R3F offre une seconde vie à la station du Siarce

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2010
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Hydroplus
Le Syndicat intercommunal d'aménagement, de réseaux et de cours d'eau ( Siarce), qui regroupe trente-trois collectivités du sud de Paris, vient d'inaugurer à Évry sa nouvelle station d'épuration, Exona. Sa reconstruction avait été entamée en 2006, dans le cadre du plan national de mise en conformité des stations d'épuration avec la directive ERU. La menace de sanctions a été décisive, à en croire Jean-Luc Combrisson, directeur général du Siarce : « Dès la fin des années 1980, nous avions commencé à solliciter des financements pour que soient prises en compte les futures normes de traitement de l'azote et du phosphore lors de la reconstruction de la station. Les organismes financeurs avaient alors jugé qu'il n'y avait pas d'urgence. » RÉUTILISATION DES BASSINS C'est donc aujourd'hui chose faite. Le procédé de traitement R3F (réacteur à flore fixée fluidisée) de Vinci Environnement a été sélectionné : un matériau plastique de grande surface spécifique (biomédia), sur lequel se fixent les bactéries épuratrices, est introduit dans les bassins. Ce procédé améliore les performances tout en permettant de conserver au maximum les installations existantes. Ainsi, l'ancien clarificateur a été transformé en bassin de prédénitrification R3F. Le bassin de boues activées a été adapté au traitement de la pollution carbonée par R3F. Les biofiltres remplissent la même fonction de nitrification qu'auparavant ; mais, comme le volume d'eaux traitées est passé de 75 000 EH dans la station précédente à 96 000 EH dans la nouvelle, une post-dénitrification R3F a été ajoutée afin d'obtenir un abattement poussé en azote. En outre, la capacité de la station pourra passer de 96 000 EH à 110 000 EH par simple ajout de biomédias. Outre l'efficacité et la compacité, cette nouvelle station a un autre impératif : limiter les nuisances. Tout au long des procédés, plusieurs stations de désodorisation ont donc été mises en place. DE LA CHALEUR À L'ARROSAGE Quant aux sous-produits du traitement, ils devraient être valorisés. Les boues sont digérées puis compostées : la station produit un compost normé. Le biogaz fait fonctionner un cogénérateur, fabriquant de la chaleur (qui chauffe le digesteur) et de l'électricité, qui sert notamment à alimenter la station. Une partie de l'eau traitée subira un post-traitement afin d'être réutilisée pour le nettoyage et l'arrosage de la station. Le Siarce table aussi sur d'autres utilisations telles que « l'arrosage au sein des communes, le nettoyage des voiries et des canalisations du réseau d'assainissement ». Un projet qui demandera sans doute encore un peu de temps.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Gestion de l'eau : Aco annonce l'acquisition de Limatec
Gestion de l'eau : Aco annonce l'acquisition de Limatec
CanaCycle : triez, recyclez, adhérez !
CanaCycle : triez, recyclez, adhérez !
Autosurveillance : contrôler la fiabilité des mesures devient obligatoire
Autosurveillance : contrôler la fiabilité des mesures devient obligatoire
10 millions d'euros mobilisés pour aider les filières économiques à réduire leur empreinte sur l'eau
10 millions d'euros mobilisés pour aider les filières économiques à réduire leur empreinte sur l'eau
TOUS LES ARTICLES EAU
Les plus lus
L'essentiel de l'actualité de l'environnement
Ne manquez rien de l'actualité de l'environnement !
Inscrivez-vous ou abonnez-vous pour recevoir les newsletters de votre choix dans votre boîte mail
CHOISIR MES NEWSLETTERS