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EAU

Paris à moitié tenu

LA RÉDACTION, LE 1er AVRIL 2011
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ÀParis, la gestion de l'eau est devenue éminemment politique. Le retour en régie au 1er janvier 2010 devait alors se concrétiser par une économie dans le porte-monnaie des Parisiens. C'est donc avec une certaine fierté que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et son adjointe chargée de l'eau, Anne Le Strat, ont annoncé une baisse de 8 % de la part eau potable de la facture d'eau à compter du 1er juillet 2011. Reprendre en main ce service n'était pas une mince affaire et il n'était pas assuré de pouvoir faire mieux que le privé. Mais, au final, la régie Eau de Paris a réussi à dégager 35 millions d'euros de gains d'exploitation, sur un budget annuel d'environ 220 millions d'euros (soit 16 %). Une baisse qu'Anne Le Strat attribue, par ordre d'importance, à la suppression de la marge des distributeurs, aux économies dégagées par le regroupement des trois anciens opérateurs et aux avantages fiscaux des régies. Cette baisse met fin à une hausse ininterrompue du prix durant les vingt-cinq ans (de 1985 à 2010) de délégation de service public (DSP), durant lesquels le prix de l'eau a augmenté de 260 %, à un rythme bien supérieur à celui de l'inflation (et cela dès 1985), tout en restant cependant à un prix relativement bas par rapport au prix moyen de l'eau en France. Mais cette baisse est symbolique, puisqu'elle ne représente que 8 euros par an pour un foyer dont la facture d'eau moyenne est de 300 euros. De plus, la part assainissement et les taxes de la facture d'eau vont augmenter pour les Parisiens. Le Siaap prévoit en effet, dès cette année, d'augmenter la part assainissement de 6 % par an pendant cinq ans, pour financer ses lourds investissements. Au final, la baisse de la facture d'eau ne va plus être que de... 0,08 % ! De plus, la Ville de Paris ne pourra pas répéter cette baisse, d'autant que les consommations d'eau et donc les recettes d'Eau de Paris diminuent, et que les coûts d'exploitation et les investissements peuvent augmenter, du fait d'un renforcement réglementaire. Au final, le cas emblématique de Paris montre bien la tendance, en France, à voir la part assainissement augmenter et même dépasser la part eau potable. D'autant que les renégociations des contrats de DSP et les retours en régie tendent à faire baisser le prix de l'eau potable... mais plus rarement celui de la facture d'eau !


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