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EAU

Bruno Amalbert Président du Syndicat intercommunal du bassin minier (Sybam)

LA RÉDACTION, LE 1er JUIN 2011
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La réforme de l'intercommunalité, qui va entraîner la disparition de milliers de syndicats d'eau ou d'assainissement sur le territoire français, inquiète les élus. Certains craignent une augmentation du prix de l'eau, d'autres s'inquiètent du devenir de services publics gérés en régie. Bruno Amalbert, président depuis 2008 du Syndicat intercommunal du bassin minier (Sibam) dans les Bouches-du-Rhône et membre de son conseil syndical depuis 1989, fait plutôt partie de la seconde catégorie, même si, pour l'instant, la préfecture de bassin n'a fait aucune remarque sur le devenir du Sibam. Dans le cadre de la réforme, « chaque commune est amenée à intégrer une intercommunalité, à s'inscrire dans son projet, à bénéficier de ses services selon ses prérogatives. Cette réorganisation peut avoir un impact considérable sur le Sibam, à partir du moment où les intercommunalités ont des responsabilités en matière de gestion de l'eau. Or, sur les huit communes adhérentes du Sibam, six sont intégrées à l'agglomération d'Aubagne et de l'Étoile, une dépend de la communauté du Pays d'Aix et une reste à ce jour isolée. On risque donc un éclatement du Sibam », s'inquiète l'élu. Loin de se résigner, ce retraité de 65 ans, artisan carrossier de métier entré en politique en 1989 comme premier adjoint à la mairie de Gréasque, veut profiter de cette période de changements pour promouvoir la gestion publique et faire grandir son syndicat. Ce dernier « est un syndicat à la carte », reconnaît l'élu. Son réseau d'eau potable dessert 30 000 habitants répartis sur huit communes. Le syndicat gère aussi deux stations d'épuration pour le compte de deux de ses adhérents. Les autres communes sont reliées à d'autres stations. La gestion de l'assainissement non collectif des huit adhérents au Sibam est elle aussi répartie sur plusieurs syndicats. Toutefois, autour du Sibam, aucune grosse intercommunalité n'a la compétence eau potable : ni la communauté du Pays d'Aix, ni l'agglomération d'Aubagne. D'où l'idée de Bruno Amalbert : quadrupler la taille de son syndicat, grâce à l'adhésion de l'agglomération d'Aubagne, qui regroupe environ 100 000 habitants. Historiquement, la ville d'Aubagne a délégué le service public de l'eau potable à la Société des Eaux de Marseille. Les autres communes membres de l'agglomération gèrent leur service, soit en régie, soit en délégation. Il y a peu, l'agglomération a lancé une étude pour envisager de prendre la compétence eau potable. Tous les espoirs sont donc permis - même si rien n'est encore gagné. « Si l'agglomération d'Aubagne refusait notre proposition, ce serait très problématique pour le Sibam », reconnaît l'élu. Qui fait valoir nombre d'arguments en faveur de sa solution : « Nous avons déjà les structures nécessaires, le patrimoine immobilier, les équipements, un personnel très affûté... En 2010, notre réseau d'eau potable a affiché un rendement de près de 90 %, alors que nous sommes en zone semi-rurale. Notre prix de l'eau est dans une très bonne moyenne... On ne peut laisser disparaître un outil aussi performant que le Sibam, qui comptabilise soixante ans d'expérience dans la gestion publique de l'eau. »


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