Pas de difficulté d’approvisionnement, pas de risque de pénurie, ressource bien gérée et de bonne qualité, autant de perceptions positives qui expliquent que les consommations d’eau ne sont pas surveillées. A peine un dirigeant sur deux connaît, ne serait-ce que de façon approximative, le montant de la facture en eau de sa société. Certes l’eau est jugée coûteuse mais son prix ne justifie pas la mise en place de mesures d’économies. Et pourtant parmi les entreprises qui ont adopté une telle stratégie, près de 60 % ont réalisé des économies importantes. Et cette surveillance ne sert pas seulement à limiter les coûts mais aussi les conséquences de fuites ou d’inondations. Justement, 45 % des entreprises interrogées ont dû gérer un accident, 33 % une fuite non détectée et 24 % une inondation avec endommagement des machines, pertes de production, destruction de stock ou encore arrêt de travail. « Cette insouciance des industriels réside dans le manque d’information en matière de pratiques de gestion de l’eau » explique Frédéric Micheau, directeur des études à l’Ifop. Une conclusion sur laquelle rebondissent des entreprises comme Hydrelis, créée en 2004 sur le concept de « gestion active de l’eau » à travers des disjoncteurs qui coupent l’eau à la moindre anomalie de débit ou selon des plages horaires. Elle a ainsi convaincu France Telecom Rhône-Alpes-Auvergne qui gère les consommations d’une dizaine de sites. « Dès 2006, nous avons relevé nos compteurs tous les trois mois au lieu de dix-huit mois et installé des limiteurs de débit. Avec pour résultat, une baisse des consommations de 30 % ! Pour aller plus loin et avoir l’assurance de stabiliser nos consommations sans mauvaise surprise, nos principaux sites sont équipés de matériels Hydrelis depuis 2010 », explique Pascal Debros, de la direction Immobilier. Hydrelis se s’intéresse pas seulement aux entreprises mais aussi aux bailleurs sociaux et aux collectivités. « Avec un retour sur investissement de un à deux ans, notre offre intéresse même les distributeurs d’eau », affirme Thierry Sartorius, le président d’Hydrelis.
DBSite d'Hydrelis