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La baie de Saint-Brieuc adopte son plan d’action préventif

LA RÉDACTION, LE 28 JUIN 2011
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La baie de St-Brieuc et la baie de St-Michel-en-Grève avaient été retenus comme pilotes pour l’élaboration de projets à basses fuites d’azote conformément à un cahier des charges défini par l’Etat et ses partenaires. Les projets, déposés fin novembre 2010, ont été évalués par un comité d’experts scientifiques, qui dans ses conclusions rendues en février 2011 avait émis de nombreuses réserves sur le projet de Saint-Brieuc. La copie a été revue, et le projet final vient d’être adopté. 20% de la SAU L’objectif des actions préventives est de réduire les fuites de nitrates vers les cours d’eau et donc vers la mer. Théoriquement, l'excédent du bilan azoté doit être divisé par deux d’ici 2015. Les dispositions prévues par la commission locale de l’eau (CLE) du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) de la baie de Saint-Brieuc concernent en premier lieu l’agriculture. Un diagnostic systématique des exploitations agricoles doit être réalisé, assorti de propositions d’actions adaptées au contexte économique et environnemental de chacune d’elles. Ce travail de conseil individualisé est l’un des principaux changements mis en œuvre par rapport au projet initial. Il est sensé garantir le bon usage des deniers publics, soit 35 millions d’euros pour la seule baie de Saint-Brieuc. Parmi les actions possibles figurent le développement des systèmes fourragers économes en intrants, la conversion en agriculture biologique, la mise en place de haies bocagères. D’après ce programme, 20 % de la surface agricole connaîtront une modification significative de la nature du couvert des parcelles d’ici 2015, ou feront l'objet d’une modification des pratiques culturales ou de fertilisation. Zones humides Outre l’agriculture, le programme s’intéresse aux zones humides, qu’il entend reconquérir et augmenter, notamment grâce à la reconversion de prairies. Il se penche aussi sur l’assainissement, pour réduire les rejets directs dans le milieu, même si sur le bassin ils contribuent à hauteur de moins de 1% au flux de nitrates parvenant à la mer.


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