La mesure d'oxygène dissous sert à contrôler la concentration en oxygène dans l'eau. Dans ce domaine, on distingue les mesures en ligne des mesures ponctuelles. Les mesures en ligne sont réalisées principalement dans les bassins de traitement biologique des eaux usées lors des phases d'aération, afin d'optimiser les procédés et leurs rendements. Les autres appareils consistent dans des systèmes portables et compacts, pour des mesures ponctuelles à différentes étapes de traitement, eaux usées et eau potable, mais aussi sur le terrain, pour mesurer la qualité des eaux superficielles.
Ces outils, appelés oxymètres de terrain, incluent un capteur, un transmetteur avec un enregistreur de données, un dispositif pour le prélèvement d'échantillon et une interface pour transférer les valeurs. Leur taille comme leur prix sont variables : de la forme d'un stylo (environ 200 euros) à un transmetteur portable (environ 1 500 euros). Pour ces appareils portables, l'offre est assez large. Mais il est courant de voir le même produit distribué par différentes sociétés. Le marché intéresse surtout les petits distributeurs, les grands groupes préférant se focaliser sur les appareils de mesure d'oxygène dissous en ligne.
APPLICATION DE PRINCIPES
L'offre s'organise autour de l'application de deux principes de mesure : la traditionnelle méthode électrochimique par électrode à membrane et la plus récente méthode optique par luminescence via un capteur optique. La différence entre les deux porte notamment sur le temps de réponse, plus rapide pour les capteurs électrochimiques, mais également sur la maintenance. Sans électrolyte ou membranes à changer, la faible maintenance des sondes optiques est leur principal atout. En outre, elles ne consomment ni ne dégradent l'oxygène du milieu pour leurs mesures.
Si les capteurs optiques coûtent plus cher, ils sont moins sensibles aux dérives de calibration et aux interférences avec d'autres gaz. L'évolution des capteurs optiques porte sur la stabilité des mesures dans le temps. Certains fabricants mettent d'ailleurs en avant l'absence de calibrage de leur appareil pendant un an. D'autres préfèrent cependant soutenir la nécessité d'un calibrage régulier, rapide et simple, qui permet de vérifier, comme pour la mesure de la pression ou de la température, la présence éventuelle de dérives.
Une autre différence importante entre capteurs optiques et électrochimiques est la reconnaissance par l'agence américaine de l'environnement US-EPA de la seule technologie reposant sur la mesure électrochimique. En France, aucune norme n'existe pour qualifier ces deux principes de mesures.
Enfin, dans le choix d'un oxymètre portable, optique ou électrochimique, interviennent forcément la qualité et la résistance à la chute du boîtier. La qualité de la connexion du transmetteur avec la sonde est aussi à prendre en compte. De même que l'étanchéité de l'appareil et la tenue dans le temps de son câble, un élément soumis à de nombreuses flexions.