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EAU

Les Français prêts à payer plus cher pour une eau du robinet de « meilleure qualité »

LA RÉDACTION, LE 10 MARS 2026
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Les Français prêts à payer plus cher pour une eau du robinet de « meilleure qualité »
Crédits : Pixabay
Une récente étude révèle que la qualité de l’eau du robinet est devenue une préoccupation majeure pour les Français. Entre méfiance croissante et exigences sanitaires renforcées, une majorité se dit désormais prête à payer davantage pour bénéficier d’une eau plus pure.

À l’approche de la Journée mondiale de l’eau, une enquête met en lumière une évolution notable du rapport des Français à l’eau potable. Publiée le 9 mars 2026 et réalisée par le groupe Bordet, l’étude – menée auprès de 2 601 personnes – révèle que la qualité de l’eau du robinet est désormais au cœur des préoccupations sanitaires et quotidiennes des ménages. Elle indique notamment qu’une majorité de Français se disent prêts à payer davantage pour bénéficier d’une eau plus pure, signe d’un changement profond dans les habitudes de consommation et dans la perception du réseau public de distribution.

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Selon les résultats de ce sondage, 52 % des citoyens accepteraient de dépenser jusqu’à 50 centimes par litre pour obtenir une eau purifiée. Cette disposition à payer intervient dans un contexte économique pourtant marqué par l’inflation et les tensions sur le pouvoir d’achat. L’étude souligne ainsi que la question de la qualité de l’eau tend à s’imposer comme une priorité, même dans un environnement budgétaire contraint.

Comment les Français perçoivent-ils l’eau du robinet ?
Le regard porté sur l’eau du robinet apparaît aujourd’hui particulièrement critique. Près d’un Français sur deux, soit 49 % des personnes interrogées, ne considère pas l’eau distribuée par le réseau public comme réellement synonyme de qualité. Seuls 4 % des sondés la jugent « parfaite ». Entre acceptation pragmatique et inquiétudes sanitaires, une partie de la population exprime des réserves croissantes : 8 % des répondants redoutent notamment la présence de contaminants dans l’eau du robinet.

Cette méfiance se traduit déjà par des changements concrets dans les comportements. L’enquête indique que 11 % des Français ne consomment leur eau qu’après l’avoir filtrée, par exemple à l’aide d’une carafe filtrante ou d’un osmoseur domestique. Par ailleurs, 7 % déclarent privilégier l’eau en bouteille pour leur consommation quotidienne, considérée comme plus sûre ou plus agréable au goût.

Eau de meilleure qualité et la crise du pouvoir d’achat
Malgré les contraintes économiques actuelles, l’étude montre que la quête d’une eau de meilleure qualité demeure une priorité pour une part significative de la population. Ainsi, 18 % des personnes interrogées considèrent l’accès à une eau de haute qualité comme une dépense prioritaire, juste derrière les dépenses liées à la santé et à l’alimentation de qualité. Cette exigence se traduit également par une forte disposition à investir davantage : 58 % des Français affirment être prêts à payer jusqu’à un euro par litre pour une eau dont le goût serait irréprochable et la composition strictement contrôlée. Pour Cyril Flores, président du groupe BORDET, cette évolution traduit une attente claire des consommateurs, qui ne souhaitent plus se contenter de promesses mais exigent des garanties concrètes sur la qualité de l’eau.

La transparence et la rigueur scientifique apparaissent comme les leviers déterminants pour restaurer la confiance. Selon l’étude, 67 % des Français accepteraient un surcoût mensuel sur leur facture d’eau à condition que la qualité soit attestée par des analyses indépendantes, rendues publiques et accessibles en temps réel. Les motivations avancées par les répondants sont principalement sanitaires : 25 % estiment que la réduction de contaminants tels que les pesticides, les PFAS ou les métaux lourds constitue l’argument le plus convaincant pour justifier un investissement supplémentaire. L’amélioration du goût et de l’odeur arrive ensuite, citée par 18 % des sondés.

Dans ce contexte, le débat sur l’accès à l’eau potable évolue progressivement vers la question des solutions technologiques et des modèles économiques capables de répondre à ces nouvelles attentes. Une partie de la population, soit 41 % des Français interrogés, considère que l’accès à une eau de très grande qualité doit rester un droit garanti au même prix pour tous. Cependant, une majorité relative de 56 % se montre ouverte à des améliorations payantes, qu’il s’agisse d’une hausse modérée de la facture globale ou d’offres différenciées destinées aux consommateurs les plus exigeants.

Une opportunité pour le secteur
Pour Cyril Flores, cette évolution représente un défi mais aussi une opportunité pour les acteurs du secteur. Le dirigeant rappelle l’ambition du groupe, spécialiste dans le développement de solutions de filtration reposant notamment sur le charbon actif végétal, de rendre l’accès à une eau plus pure accessible au plus grand nombre sans en faire un luxe réservé à certains foyers.

L’étude souligne finalement que la question de l’eau se joue désormais sur le terrain de la preuve scientifique et de la sécurité sanitaire. Dans un contexte où le groupe Bordet prévoit de multiplier par dix sa production de solutions de filtration d’ici 2030, les résultats du sondage illustrent une transformation du regard porté par les Français sur cette ressource essentielle. L’eau du robinet, longtemps considérée comme un service banal et acquis, apparaît désormais pour beaucoup comme un enjeu de santé publique et un investissement auquel ils sont prêts à consacrer une part croissante de leur budget.


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