La communauté urbaine du Grand Lyon a voté le maintien en délégation de service public (DSP) pour la production et la distribution d'eau potable à la fin des contrats actuels. Après 2015, un nouveau contrat de huit ou dix ans sera donc mis en place avec un seul délégataire choisi fin 2013. Aujourd'hui, Veolia et Lyonnaise des eaux se partagent la majorité du territoire avec Saur et des syndicats intercommunaux. Pour arriver à cette décision, quatre scénarios ont été évalués : la régie ou la délégation totale, la mixité géo gra phique (une des rives en délégation, l'autre en régie) et enfin la mixité fonctionnelle (production en régie et distribution en délégation). « Aucun des quatre scénarios ne présentait de risque structurel majeur », explique Gérard Claisse, vice-président de la communauté urbaine de Lyon. Mais le temps nécessaire pour la mise en place d'une régie publique, estimé à quatre ans, aurait été trop court pour l'échéance 2015. Le choix politique porté par Gérard Collomb, maire de Lyon, s'est donc orienté vers la DSP. Le vote a provoqué quelques remous. Les partisans du retour en régie pu blique, notamment les élus écologistes, avaient annoncé leur intention de voter contre la DSP. Au-delà de cette décision, c'est toute la politique de l'eau qui a été repensée. « Depuis 2010, nous avons engagé une réflexion stratégique pour reprendre en main le pilotage laissé aux mains des fermiers pendant de nombreuses années », ajoute Gérard Claisse.