Depuis 2011, comment la filière s'est-elle structurée ?
Les demandes d'adhésions à l'UPGE augmentent. En un an, nous sommes passés de douze membres à trente. Mais nous ne recherchons pas le nombre et filtrons les candidatures. Par ailleurs, l'articulation entre les différents acteurs est plus fluide. Nous réussissons à avoir une vraie cohérence et cohésion dans les activités de la filière.
Le génie écologique a été intégré au contrat de filière eau. Est-ce une reconnaissance importante pour vous ?
Oui. Le génie écologique n'est pas uniquement représenté par le milieu aquatique mais c'est là qu'on trouve les principaux impacts. Et il est acquis que la gestion de la qualité de l'eau n'est pas qu'une question technologique ou chimique mais bien aussi systémique. Par ailleurs, il existe une vraie démarche dans le cadre du Cosei (Comité stratégique des éco-industries) et lors de la récente conférence environnementale, la filière génie écologique a été reconnue comme stratégique à la table ronde « emploi ».
Le projet de loi sur la modernisation de l'action publique prévoit d'accorder aux EPCI une compétence de gestion des milieux aquatiques. Cela pourrait-il profiter à la filière ? Nous serons vigilants à ce que l'on ne donne pas une capacité d'action sur des milieux très sensibles à des personnes qui n'ont pas l'expérience ou les compétences développées par notre filière. Malheureusement, dans les politiques publiques, il arrive trop souvent que l'on confonde la compétence d'action avec la compétence technique. Si les EPCI travaillent vraiment avec les professionnels de la filière, cela se passera bien. Mais si on se situe uniquement dans l'application de méthodes standards, cela pourrait très bien se transformer en catastrophe.