Entamé il y a quatre ans et fraîchement achevé dans le Finistère, le programme Litto3D vise à dresser une carte des côtes françaises « aux normes modernes » et « sans lacunes ». C'est le premier département de la côte atlantique à être couvert par ce nouveau référentiel géographique du littoral. Le chantier est porté à l'échelle nationale par le Service hydrographique et océanographique de la marine (Shom) et l'Institut géographique national ( IGN). Sa déclinaison locale a ensuite été financée par les collectivités avec le Shom. Les données sont librement accessibles sur son site. Autre particularité : le relief y est cartographié tout le long de la bande littorale, c'est-à-dire jusqu'à 20 mètres sous la mer et jusqu'à une altitude de 10 mètres à terre. L'acquisition des données bathymétriques de haute précision a coûté 3 millions d'euros, mobilisé un laser et des relevés complémentaires effectués tant par le Shom que par le parc national marin d'Iroise et l'Ifremer. Le Finistère compte 116 communes littorales et 1 200 km de côtes. Cette meilleure connaissance de leur relief « permettra d'améliorer leur aménagement, de mieux préparer ces territoires aux risques de submersion marine et d'érosion littorale ». Elle facilitera aussi l'élaboration des plans de prévention des risques littoraux.