Comment augmenter les capacités de traitement d'une lagune en préservant ses atouts et en limitant les coûts ? Utilities Performance a développé un procédé innovant répondant à cette problématique. Les performances d'une première installation sur la lagune de Pluméliau, dans le Morbihan, ont été suivies pendant deux ans avec le Satese. « On atteint toute l'année les normes de rejet en matière de DCO/DBO, de phosphore et d'azote », affirme Mathias Welschbillig, cofondateur d'Utilities Performance. Un module de nitrification de type MBBR – un réacteur à lit mobile à biomasse fixée – et de déphosphatation physico-chimique est installé en affinage après un premier bassin de pré-décantation et deux lagunes aérées. Il occupe une surface de 100 m2 , soit moins de 1 % de la surface de la lagune de Pluméliau. Tout le débit d'eau transite par le module grâce à un sys-tème de recirculation, avant de rejoindre une lagune de décantation finale. La lagune traite désormais 2 700 EH au lieu de 1 600, tout en conservant ses atouts en matière de traitement bactériologique et de gestion des débits élevés, avec peu d'emprise au sol. « L'investissement a été de 700 000 euros. Il aurait été bien supérieur si nous avions choisi de mettre en place des boues activées », assure Mathias Welschbillig. Dans l'ensemble, le système entraîne peu de coûts de génie civil : « 80 % du coût est constitué par l'équipement, comme des pompes, des aérateurs », précise-t-il. Par ailleurs, ce système consomme beaucoup moins de réactifs qu'un système à boues activées. Un brevet est en cours de dépôt. Le bureau d'études vise comme marché les collectivités de moins de 2 000 habitants, situées en zone littorale ou en zone sensible. PRB