Une note technique, publiée mi-août, revoit les modalités de surveillance des eaux de stations d'épuration urbaines (Steu). Elle s'inscrit dans le cadre du nouveau plan micropolluants 2016-2021. Elle préconise une campagne tous les 3 ans à partir de 2018 puis tous les six ans à partir de 2022 pour les Steu de capacité nominale supérieure ou égale à 600 kg/j de DBO5 (soit environ 10 000 EH). Des dérogations sont prévues pour les stations situées en zone touristique dont la capacité nominale est supérieure à 600 kg/j de DBO5 mais ne recevant une charge moyenne annuelle inférieure à 400 kg/j de DBO5.Les six mesures, effectuées simultanément dans les eaux brutes et les eaux traitées, devront être espacées les unes des autres d'au moins un mois. La liste des substances à surveiller a été construite à partir des résultats des campagnes menées depuis 2010 et élargie aux nouvelles substances DCE définies en 2013 ainsi qu'aux polluants spécifiques de l'état écologique (PSEE) de l'arrêté du 7 août 2015. Diagnostics en amont de la station« Au-delà de la surveillance, il s'agit aussi de procéder à des diagnostics en amont des stations et remonter à la source des pollutions », explique Pierre-François Staub, chargé de mission chimie des milieux aquatiques à la direction des affaires scientifiques et techniques de l'Onema. En effet, en cas de dépassement des seuils fixés pour certaines substances, les exploitants devront mener l'enquête pour identifier la source et mettre en place des actions. Enfin, elle rappelle aussi que des arrêtés préfectoraux complémentaires devront être rédigés avant le 31 mars 2017 afin d'inclure les mesures de concentration et les diagnostics à l'amont dans le dispositif d'autosurveillance. Pauline Rey-Brahmi