Le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) et l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN) ont signé, le 4 février 2026, un nouveau contrat de territoire couvrant la période 2025-2030. Il s’agit du cinquième accord de ce type conclu entre les deux institutions depuis 1999. La signature s’est tenue en présence de représentants des deux organismes ainsi que de la préfecture de la région d’Île-de-France. Ce nouveau contrat s’inscrit dans la continuité d’un partenariat engagé depuis plus de vingt-cinq ans, visant à accompagner le développement et l’adaptation du système d’assainissement francilien, tout en contribuant à la préservation des milieux aquatiques du bassin Seine-Normandie.
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Depuis la fin des années 1990, l’AESN accompagne le SIAAP sur les plans technique et financier à travers des contrats de territoire pluriannuels. Ces accords reposent sur un mécanisme combinant subventions et avances remboursables, destiné à soutenir les programmes d’investissement du syndicat.
Le précédent contrat, couvrant la période 2019-2024, a atteint un taux d’exécution de 99 %, illustrant la capacité du SIAAP à mettre en œuvre les opérations prévues et à mobiliser efficacement les financements accordés. Le contrat 2025-2030 s’inscrit dans le cadre du 12ᵉ programme d’intervention de l’Agence de l’eau, intitulé « Eau, climat et biodiversité », adopté en novembre 2024 par son conseil d’administration.
Trois axes prioritaires face aux enjeux environnementaux
Le contrat de territoire 2025-2030 repose sur trois orientations principales. La première concerne le renforcement de la performance du système d’assainissement, afin de répondre aux objectifs de la Directive cadre sur l’eau (DCE) et d’anticiper les évolutions réglementaires liées à la révision de la Directive sur les eaux résiduaires urbaines (DERU), dans un contexte de changement climatique.
Le deuxième axe vise la réduction de la pression exercée par les activités humaines sur les masses d’eau. Il s’appuie notamment sur des actions de désimperméabilisation des sols, de gestion des eaux pluviales à la source, de réutilisation des eaux traitées, de diminution des prélèvements en eau et de protection des captages.
Le troisième axe est consacré à la préservation de la biodiversité. L’ensemble de ces priorités est articulé avec le Schéma directeur industriel (SDI) du SIAAP, qui fixe les orientations de long terme pour la maîtrise de l’impact environnemental de ses activités, tout en veillant à leur soutenabilité financière et à leur intégration territoriale.
Un programme d’investissement de 421 millions d’euros
Le contrat identifie un volume de 421 millions d’euros d’opérations prioritaires que le SIAAP prévoit de réaliser entre 2025 et 2030. Ces opérations sont intégrées au Plan pluriannuel d’investissement (PPI) du syndicat. De son côté, l’AESN s’engage à en prioriser l’instruction technique et financière.
La répartition des investissements met principalement l’accent sur le renforcement des performances du système d’assainissement, qui concentre 387 millions d’euros. À cela s’ajoutent 22 millions d’euros consacrés à la sobriété et à l’adaptation au changement climatique, 10 millions d’euros dédiés à la biodiversité et 2 millions d’euros affectés à l’animation territoriale.
Au cœur de cet accord, l’assainissement est présenté comme un outil central de reconquête de la qualité de l’eau et de protection des milieux aquatiques. Les investissements programmés visent notamment à améliorer la performance épuratoire des installations, à réduire les pollutions et à renforcer la résilience des infrastructures face aux effets du changement climatique.