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Sainte-Maxime mise sur la réutilisation des eaux épurées

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Par la rédaction, le 26 octobre 2016
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Sainte-Maxime, sa plage, son golf de 60 hectares, ses 12 500 habitants… l'hiver. Comme beaucoup de villes littorales, la population explose l’été. Mais pour cette commune du Var qui se heurtait aussi à des épisodes de forte sécheresse estivale, la question de la gestion de la ressource en eau s’est posée dès les années 2000. « C’est simple. Soit on coupait l’eau l’été pour certains usages, soit on décidait d’innover en utilisant des ressources alternatives », expose Gérard Pellerin, directeur général des services techniques de Sainte-Maxime.Accompagnée par son délégataire Veolia, la commune décide alors de réutiliser une partie des eaux usées traitées de sa station d’épuration d’une capacité de 60 000 EH pour l’arrosage du golf et de quelques espaces verts publics isolés. En 2006, une unité de traitement tertiaire basé sur une filtration sur sable, une désinfection UV et une chloration est mise en service sur 20 % du flux rejeté par la station. Des canalisations sont également posées pour acheminer ces eaux « tertiaires » vers les lieux d’arrosage. Le tout nécessite une enveloppe de 1,5 million d’euros financée à 56 % par des aides publiques (agence de l’eau, conseils départemental et régional). En contrepartie, le dispositif de réutilisation des eaux usées traitées (Reut) permet d’économiser 12 % de la consommation annuelle d’eau potable de la ville.Le golf stocke les eaux tertiaires dans un bassin de 10 000 m3 avant arrosage. Il consomme plus de 300 000 m3 par an, vendus par la commune au tarif de 40 centimes le mètre cube. Un tarif ultra avantageux par rapport à celui de l’eau potable qui pèse sur le retour sur investissement. Mais pour le responsable, le choix du Reut ne peut se limiter à un calcul financier. « Notre démarche est avant tout motivée par l’intérêt environnemental. Si nous ne réutilisions pas cette eau, elle serait rejetée. Ce serait donc une aberration alors que nous en manquons. »Et pourtant en dix ans, Sainte-Maxime a essuyé les plâtres de la réglementation. En 2012, son traitement tertiaire a ainsi dû être renforcé au niveau des UV pour se conformer à l’arrêté de 2010. « La situation était un peu ubuesque. Les textes fixaient des valeurs d’abattement que nous ne pouvions pas atteindre sur certains paramètres, car nos valeurs brutes étaient déjà inférieures. Nous avons donc fait au mieux, mais sans que les autorités ne lèvent ces points de flou. » Une autre complication est apparue progressivement au sein des services techniques. « Les agents des espaces verts perçoivent ces eaux comme des eaux chargées qui vont forcément poser plus de problèmes que les autres. Alors que nous nous sommes rendus compte que les soucis techniques rencontrés étaient essentiellement liés à une mauvaise utilisation du matériel d’arrosage. » Preuve que l’introduction de techniques alternatives nécessite toujours une phase d’appropriation et un travail de pédagogie important.La commune qui forme son personnel à ce changement de pratiques l’a bien compris. Déjà elle anticipe une évolution de la qualité des eaux usées traitées liée au changement de son approvisionnement en eau potable à partir de 2017. « Jusqu’à présent, notre eau brute était très chargée en sels, ce qui a permis au gestionnaire du golf de baisser de 20 % les teneurs en fertilisants. On verra dans l’avenir si c’est toujours possible ». Dans tous les cas, le futur de Sainte-Maxime se fera avec le Reut. « Nous allons élargir nos actions sur les économies d’eau dès 2017. L’arrosage de nos espaces verts représentant un budget de 100 000 euros par an, le développement du Reut est une vraie piste à explorer », lance le responsable.Alexandra Delmolino
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