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Désinfection UV : 35 % d’énergie économisée sur une installation de REUT industrielle

LA RÉDACTION, LE 23 OCTOBRE 2026
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Désinfection UV : 35 % d’énergie économisée sur une installation de REUT industrielle
Les deux réacteurs UV Wedeco LBX installés chez Böseler Goldschmaus, en Allemagne. (Crédit DR)
En Allemagne, le transformateur de viande Böseler Goldschmaus réutilise une partie des eaux traitées de son site de Garrel pour ses usages industriels. Deux réacteurs UV de Xylem assurent la désinfection. Grâce à un pilotage en temps réel, le fabricant annonce une baisse de 35 % de la consommation énergétique par rapport à un système UV conventionnel.

Réduire les prélèvements en eau potable tout en maîtrisant le risque microbiologique : c’est l’objectif poursuivi par Böseler Goldschmaus, industriel allemand de la transformation de la viande. Sur son site de Garrel, l’entreprise a intégré une étape de désinfection par ultraviolets (UV) à sa station d’épuration, dimensionnée pour traiter une charge équivalente à 38 500 équivalents-habitants. Fournie par Xylem, l’installation comprend deux réacteurs Wedeco LBX 90e et LBX 120e, conçus pour la désinfection des eaux usées et le recyclage de l’eau. Le rayonnement UV-C inactive les micro-organismes en altérant leur matériel génétique, sans ajout de réactifs chimiques. Cette étape permet de produire une eau de service destinée à certains usages industriels, en limitant le recours à l’eau potable.

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Une dose UV ajustée en temps réel
Les réacteurs associent des lampes basse pression à haut rendement Ecoray à la technologie de pilotage OptiDose. Celle-ci s’appuie sur des capteurs mesurant notamment l’intensité UV et sur les données d’exploitation pour ajuster la puissance des lampes aux besoins de désinfection. Le système prend en compte les variations du débit et de la transmittance UV, c’est-à-dire la capacité de l’eau à laisser passer le rayonnement.
L’objectif est de maintenir la dose nécessaire à l’inactivation des micro-organismes sans mobiliser davantage d’énergie que nécessaire. Selon Xylem, ce pilotage réduit de 35 % la consommation énergétique par rapport à un système UV conventionnel. Les lampes Ecoray, dont la durée de vie annoncée atteint 14 000 heures, contribuent également à limiter les interventions de maintenance.
Les performances de la série LBX ont été validées selon plusieurs référentiels techniques internationaux, notamment le guide UVDGM de l’Agence américaine de protection de l’environnement (USEPA) et les recommandations du National Water Research Institute (NWRI). Ces validations portent sur les performances de désinfection dans différentes conditions de fonctionnement ; elles ne constituent pas, à elles seules, une certification de conformité réglementaire de l’installation de Garrel.

Une intégration à la station existante
Les deux réacteurs ont été raccordés aux équipements déjà en place, notamment les pompes, les filtres et les instruments de mesure. Le système de contrôle peut également communiquer avec la supervision industrielle (SCADA), afin de centraliser les données de fonctionnement et les alarmes. Autre caractéristique de la série LBX : un dispositif de nettoyage mécanique automatique des gaines de quartz, sans produit chimique. Il limite l’accumulation de dépôts susceptibles de réduire la transmission du rayonnement et contribue à maintenir les performances du traitement dans la durée.

Sécuriser la réutilisation
Dans l’agroalimentaire, la réutilisation des eaux traitées suppose de maîtriser les risques sanitaires associés aux usages envisagés. Selon Xylem, les analyses microbiologiques réalisées sur le site ont confirmé la maîtrise du risque lié aux légionelles et aux autres micro-organismes pathogènes, y compris dans des conditions susceptibles de générer des aérosols. Le recours aux UV évite l’ajout de désinfectants chimiques à cette étape, mais ne laisse pas de protection résiduelle contre une éventuelle recontamination en aval. La qualité de l’eau en sortie, les conditions de stockage et de distribution ainsi que les usages finaux doivent donc rester intégrés au dispositif de maîtrise sanitaire.


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