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ENERGIE

Des réponses aux grands enjeux environnementaux

LA RÉDACTION, LE 1er JANVIER 2008
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Médaille d'or La nanoémulsion sans COV Nanovis a développé une machine nettoyant les pièces salies par les encres à l'aide d'une nanoémulsion de solvants spéciaux, utilisés en circuit fermé. Après le CO2 supercritique, les fontaines biologiques, les solvants végétaux... voici la nanoémulsion pour le nettoyage de pièces industrielles. Cette solution est mise en oeuvre par Nanovis, une société familiale suisse qui a conçu son premier matériel (Nanovis 350) spécialement pour la tampographie. L'impression par tampon sur des petits objets ou des surfaces courbes en plastique (jouets, articles de sport, stylos, bouteilles...) nécessite en effet des changements fréquents d'encres et donc un nettoyage des ustensiles, généralement réalisé à l'air libre avec des solvants traditionnels. Ce que propose Nanovis, c'est d'éliminer toute émission volatile de solvants en travaillant sous vide et en circuit fermé avec une formulation originale d'un agent de nettoyage qui ne s'évapore pas et au point de flamme très élevé. Cet agent en micro-émulsion subit une activation électrique qui le transforme en nano-émulsion et facilite le nettoyage. Ainsi, la micro-émulsion pulvérisée par des buses rotatives dans la chambre de nettoyage sous vide favorise dans un premier temps le décrochage de la saleté. Une fois devenue nano-émulsion, elle s'insère ensuite au sein de la couche d'encre pour la faire littéralement exploser. L'agent de nettoyage pollué est ensuite traité dans un module de régénération où l'encre est extraite. Le solvant est ainsi intégralement réutilisable. Le seul déchet produit est composé des particules d'encres à vidanger régulièrement. Non émettrice de COV, l'installation est aussi peu consommatrice d'électricité puisqu'elle ne nécessite qu'une puissance de 350 watts. N'utilisant pas d'autres consommables, l'exploitation est peu coûteuse. Très compact, le système s'insère au plus près de l'outil de production. Fort de sa médaille d'or aux EEP Awards, Nanovis espère faire rapidement valoir sa valeur ajoutée. Playmobil constitue l'une de ses premières références majeures. Contact : Nanovis, Claudia ou Sandro Marcoli, tél. : 00 41 52 384 23 60, info@nanovis.ch Médaille d'argent Remorquer les cargos à la voile SkySails a conçu un kit de remorquage de bateaux utilisant une voile de type parapente qui réduit la consommation de carburants de 10 à 35 %. Créée en 2001, la société allemande SkySails a travaillé cinq ans à la mise au point d'un système original et très audacieux de remorquage de navires par une voile de type parapente pouvant équiper tout navire. La voilà aujourd'hui prête à le commercialiser. La réduction annuelle attendue de la consommation des moteurs de 10 à 35 % permet d'espérer un amortissement en trois à cinq ans du système : sur un cargo de 87 mètres, les économies se monteraient à 280 000 e par an. Sur le plan technique, le principe est simple. Il consiste à déployer à haute altitude (entre 100 et 300 mètres) une voile reliée par un câble en fibres de carbone légères et résistantes. L'orientation se fait par pilotage automatique en fonction du vent, de la direction du bateau et de sa vitesse. À cette altitude, le vent est plus fort de 10 à 20 % par rapport à la surface de l'eau. Or un gain de 15 % en vitesse de vent se traduit par une augmentation de la puissance de traction de 30 %. Le système connaît cependant des limites puisqu'il n'est maîtrisable que par vent de 3 à 8 Beaufort. Le déploiement et le rangement de la voile s'opèrent à l'aide d'un mat télescopique au bout duquel la voile se déplie comme un accordéon. Une fois en haut du mat, elle s'étale petit à petit dans le ciel, tenue par son câble. Sa récupération se fait par simple enroulement du câble. Cette technique de pliage présente l'intérêt de prendre peu de place sur le bateau, de n'exiger aucun personnel et de n'entraîner une fois en place aucune inclinaison du navire (contrairement à une voile classique). En 2008, SkySails lance la commercialisation de très grandes voiles, jusqu'à 320 m2, destinées aux gros-porteurs. Un marché estimé à 41 000 bâtiments (dont 1 500 bateaux de croisière) en forte croissance. Contact : SkySails, Stephan Wrage, tél. : 00 49 40 702 99 0, info@skysails.de Médaille de bronze Stérilisation économe en énergie La société autrichienne Maklad a conçu un procédé de stérilisation des eaux usées à risques par injection directe de vapeur, très peu énergivore. Indispensable dans de nombreuses activités (pharmacie, hôpitaux, laboratoires, transport maritime pour les eaux de ballast...), la stérilisation des eaux avant rejet est une étape très coûteuse en énergie car elle exige le maintien de l'eau à 150 °C pendant quinze minutes. Des contraintes à comparer à la solution Eco-Lyser de Maklad, un procédé d'injection directe de vapeur dans l'effluent qui conduit à une économie d'énergie de l'ordre de 95 % et à la destruction des micro-organismes en moins d'une seconde. Ce résultat est obtenu grâce à un injecteur breveté qui assure un mélange homogène de la vapeur et de l'eau et une montée en température très rapide. La vapeur pénètre dans le réacteur à une vitesse supersonique grâce à une zone de vide. Sa condensation provoque une onde de choc, accroît la pression et fait augmenter la température des eaux à traiter. Cette hausse de la pression fait imploser les bulles de vapeur par effet de cavitation, améliorant l'homogénéité du mélange et entraînant une lyse des micro-organismes. La combinaison de toutes ces réactions rend l'Eco-Lyser cinq fois plus compact qu'un système de chauffage traditionnel, d'autant plus qu'il fonctionne en continu et non plus en bâchées. L'entretien est réduit d'un facteur dix. Les économies d'énergie sont essentiellement dues au fait que les eaux stérilisées servent à préchauffer les effluents entrants, l'injection de vapeur ne servant qu'à ajuster la température et la lyse des cellules. Ce nouveau système (qui peut servir aussi à la pasteurisation dans l'agroalimentaire) existe pour des volumes de traitement continu de 200 jusqu'à 50 000 l/h. Il peut supporter des effluents très chargés en matières solides (jusqu'à 50 %). Contact : Maklad, Jaber Maklad, tél. : 00 43 1 480 49 02, info@maklad-fluid.com


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