Le projet d'Institut national pour le développement des écotechnologies et des énergies décarbonées ( Indeed), dit « Usine du futur », l'un des deux projets retenus par l'État - encore en attente de l'accord européen -, est officiellement lancé par Arkema, GDF Suez, PEP, Rhodia, CNRS, l'université de Lyon et IFP Énergies nouvelles. Lancé en 2005, il s'est « enrichi par l'apport d'autres partenaires et par une vision plus systémique », explique Sophie Jullian, directrice scientifique d'IFP Énergies nouvelles et représentante du consortium Indeed. L'État financera 50 millions d'euros et les partenaires privés 100 millions. Dans ce campus technologique créé dans la « vallée de la chimie », au sud de Lyon, des équipes modulables de chercheurs développeront des nouveaux procédés et services. Un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros est attendu d'ici à trois ans et de 150 millions en une décennie. Trois programmes applicatifs sont prévus. Le premier, « bioénergies », porte sur l'optimisation des énergies et la valorisation énergétique de la biomasse. Le second, « procédés bas carbone », vise l'écoconception et l'optimisation du système de production industrielle. Enfin, le programme « économie circulaire » concerne la réduction et la maîtrise de l'impact environnemental. La première plateforme à voir le jour - après Axel'One (procédés et matériaux) - sera Gaya (42 millions), portée à 95 % par GDF Suez : son démonstrateur de gazéification de la biomasse (500 kW), dont la construction commence, trouvera là les gisements (déchets de l'agriculture, par exemple) et les débouchés (valorisation du méthane produit dans des biocarburants ou dans la filière hydrogène, avec le CEA-Liten).