C'est par gros temps que Ferdy Louisy prend la barre des Parcs nationaux de France. Déjà premier vice-président, le socialiste a été élu président dès le premier tour de scrutin. « Je suis fier d'accéder à ce poste et d'être le premier ultra-marin à le faire », confie l'ancien volleyeur, qui aime à arpenter les terres du Parc national de Guadeloupe qu'il préside depuis 2005. Il est éga lement maire de Goyave, une commune embrassant en partie la zone cœur du parc. Expert-comptable de métier, il a su en redresser les finances mal-en-point après une élection en 2008, dignement fêtée par quelques pas de danse au milieu de ses administrés, comme en témoigne une vidéo dénichée sur internet. Cette énergie le préservera-t-il des turbulences qui secouent aujourd'hui les parcs, un demi-siècle après leur création ? Manque de moyens, précarisation du personnel, grèves, résurgence des égoïsmes locaux gelant notamment l'adoption de la charte du Parc de la Vanoise, etc. ont poussé un collectif associatif à lancer l'alerte. « Mon premier rôle est de rassurer le personnel. À la suite de notre rencontre en décembre, la ministre de l'Écologie a confié une mission d'évaluation sur l'application de la réforme de 2006 au Commissariat général au développement durable, qui doit remettre son rapport ces jours-ci. Ce qui nous permettra ensuite de définir une stratégie nationale. On nous a confié 10 % du territoire national pour en faire un joyau, donnons l'exemple ! » se passionne le jeune quinquagénaire, pour qui les parcs constituent des outils de développement économique. Homme de dialogue, il a réussi là où la Vanoise a échoué : la charte du Parc de Guadeloupe vient d'être validée en conseil d'administration.