European Energy a publié ses résultats annuels pour l’exercice 2025, marquant une progression de ses indicateurs financiers clés. Le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 766 millions d’euros, une hausse significative par rapport aux 416 millions d’euros enregistrés en 2024, surpassant ainsi tous les exercices précédents de la firme. L’EBITDA ressort à 170 millions d’euros, en hausse par rapport aux 154 millions d’euros de l’exercice précédent, tandis que le bénéfice avant impôts s’établit à 39 millions d’euros, confirmant l’amélioration de la rentabilité opérationnelle.
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Au total, 662 MW ont été raccordés au réseau via quatorze projets, portant la production annuelle d’électricité renouvelable à 4,5 TWh. Selon le groupe, ce volume a permis d’éviter l’émission d’environ un million de tonnes d’équivalent CO₂.
Un environnement de marché sous tension
L’exercice 2025 s’est toutefois inscrit dans un contexte de marché complexe. Knud Erik Andersen, PDG et cofondateur, souligne que les performances reflètent un environnement marqué par des restrictions de production et une pression persistante sur les prix de l’électricité.
Les revenus issus de la vente directe d’électricité se sont ainsi maintenus à 138 millions d’euros, un niveau proche de celui observé en 2024. Face à cette contrainte sur les marges, l’entreprise a accéléré son repositionnement stratégique vers les systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS). Le pipeline de développement dans ce segment est passé de 2,4 GW à 7,4 GW en un an.
L’innovation demeure un axe structurant de la stratégie du groupe. L’année 2025 a notamment été marquée par la mise en exploitation de l’usine d’e-méthanol de Kassø, au Danemark, présentée comme la première installation commerciale de cette envergure à l’échelle mondiale. Ce site produit du carburant de synthèse à partir d’électricité renouvelable et de CO₂ biogénique, destiné en particulier aux secteurs maritime et chimique.
Par ailleurs, European Energy a sécurisé plus de vingt contrats d’achat d’électricité (PPA) et contrats pour différence (CfD), représentant plus de 1,2 GW en Europe et en Australie, contribuant à renforcer la visibilité de ses revenus futurs.
Focus sur le marché français
En France, le groupe poursuit son développement avec l’objectif de dépasser 1 GW de nouveaux projets en 2026. L’agrivoltaïsme constitue un axe prioritaire, avec deux projets déjà retenus dans le cadre d’appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
L’entreprise s’appuie sur ses implantations régionales à Lille, Toulouse et La Rochelle pour accompagner ces développements en concertation avec les exploitants agricoles et les collectivités locales.
Pour l’exercice 2026, la direction anticipe une nouvelle amélioration des performances financières. L’EBITDA est attendu dans une fourchette comprise entre 200 et 300 millions d’euros, sous réserve des conditions de marché et du calendrier des cessions d’actifs.
Selon Jens Due Olsen, président du conseil d’administration, les avancées réalisées en 2025 constituent un socle solide pour aborder une nouvelle phase d’expansion à plus grande échelle.