Face aux incertitudes sur le futur cadre européen, la filière réclame le maintien, au-delà de 2030, des objectifs fixés par la directive sur les énergies renouvelables (RED III). Les signataires avertissent qu’un assouplissement de ces règles casserait la dynamique industrielle et ébranlerait la confiance des investisseurs.
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Cette prise de position s’appuie sur des chiffres majeurs : plus de 15 milliards d’euros sont déjà injectés en Europe dans les applications finales de l’hydrogène, avec des investissements en hausse de 35 % sur un an et 4 GW de capacité d’électrolyse en chantier. Pour Loïc Voisin, président de HysetCo, spécialiste de la mobilité hydrogène pour les flottes et taxis, la politique européenne doit offrir un signal de marché clair pour transformer les ambitions écologiques en emplois industriels durables.
Un enjeu stratégique majeur
L’hydrogène constitue une solution clé pour décarboner l’industrie, offrir de la flexibilité au réseau et garantir l’indépendance énergétique. Alors que l’Union européenne estime ses besoins à 20 à 35 millions de tonnes d’ici 2040, les entreprises appellent à consolider le cadre réglementaire pour assurer la compétitivité du continent.