Mardi 19 septembre, 19 heures, hôtel des Voyageurs à Paris. Vingt personnes se retrouvent autour d'un verre. La BEEP (prononcer bip), Buvette Environnement Énergie à Paris, est un rendez-vous mensuel de professionnels du domaine. Un exemple des nombreux réseaux qui se sont développés ces dernières années. Réseaux qui permettent de remplir un carnet d'adresses et de nouer des contacts utiles pour démarrer et faire évoluer sa carrière. « Les professionnels sont unanimes : le réseau est primordial dans l'environnement, comme dans tout autre secteur », affirme Brigitte Briel, coordinatrice du réseau Territoires Environnement Emplois Rhône-Alpes (TEE). « Aujourd'hui les formations environnement se multiplient, mais la demande en termes d'emploi est plus importante que l'offre [lire aussi p. 107]. D'où le rôle du réseau pour être les premiers informés », explique Benjamin Garcia, chargé de projet environnement à la direction du développement durable de La Poste.
Dans cet esprit, les Réseaux TEE sont une plate-forme pour accéder à d'autres réseaux consacrés aux métiers de l'environnement. Avec 350 000 connexions par mois, le site Internet est utilisé essentiellement pour la recherche d'emploi. « Le portrait type de l'internaute est une jeune femme de 25 à 27 ans, diplômée bac + 5, qui dépose son CV et consulte la banque d'emplois », précise Brigitte Briel. Mais attention à ne pas réduire le rôle des réseaux à l'échange de cartes de visite ! Comme l'explique Thomas Guéret, de l'Agence internationale de l'énergie, qui a récemment réactivé la BEEP, « la formule est idéale pour rencontrer des personnes différentes mais aussi pour puiser de l'enthousiasme au contact de passionnés ».
L'association Orée propose à sa centaine d'adhérents plusieurs types de rencontres. « Nous offrons des occasions régulières d'échanges : café Orée, groupes d'échanges trimestriels ou groupes de travail suivis », énumère Nadia Loury, la déléguée générale de l'association. Un style différent de la BEEP, « au cadre détendu et informel », selon Thomas Guéret, mais tout aussi important pour discuter carrière. Les nouvelles technologies facilitent aussi l'expansion de ces réseaux informels : listes de diffusion e-mail, groupes de discussion sur le web... Citons le groupe JDD, « les jeunes qui travaillent dans le développement durable », formé en juin 2005 et qui compte déjà plus de 200 inscrits. « Nous avons créé ce groupe parce que nous trouvions qu'il manquait un lieu d'échanges où les jeunes du secteur puissent se retrouver sans leur chef », souligne Emmanuel Arnaud, un des initiateurs. À chaque format son public et ses avantages. Avec le développement du poste environnement dans l'entreprise, fonction transversale à l'interface de multiples autres fonctions, la diversité des réseaux n'est pas menacée !