Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
POLITIQUES

Métier : écobanquier

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2006
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Des banquiers aussi calés en placements financiers qu'en protection de l'environnement, rêve ou réalité ? « Rêve dans la majorité des banques, qui disposent certes d'un responsable développement durable, mais intègrent rarement cette dimension dans leur relation quotidienne au client », juge Arnaud Berger, responsable développement durable du groupe Banque populaire. Excepté justement dans ce groupe mais aussi chez Natexis et chez une poignée de francs-tireurs de l'écoplacement, domaine où la France a pris une longueur d'avance sur ses voisins. « C'est une réalité à la NEF, rebondit Marie-Laure Hairie, responsable épargne et vie coopérative de cette société financière en pleine croissance, où les chargés de crédit et d'épargne se considèrent comme des écobanquiers au service de 15 000 sociétaires épargnants et emprunteurs. » Fibre écocitoyenne ? Défi professionnel ? Qu'est-ce qui pousse au juste ces employés à se convertir à la finance verte ? « L'envie de travailler sur le coût financier de l'environnement, nerf de la guerre où l'on trouve les clés les plus concrètes pour financer le développement durable », répond Arnaud Berger. Ex-biologiste puis responsable environnement dans l'industrie, il a constaté que, dans ce dernier secteur, les investissements étaient souvent consentis pour préserver l'environnement sans pour autant stimuler le développement économique de l'entreprise. Une fois entré à la Banque populaire d'Alsace, déjà à l'initiative de prêts et Sicav verts, Arnaud Berger passe à l'action en créant le livret Codevair, disponible depuis peu dans une dizaine d'agences du réseau. « On concrétise une utopie » Aujourd'hui, il y coordonne l'action des autres responsables développement durable du groupe. « Si certains du métier sont comme moi de formation scientifique, ce n'est peut-être pas un hasard, ajoute Christophe Verrier, responsable développement durable au Crédit coopératif, où un réseau similaire d'acteurs se réunit pour progresser sur le sujet. Lorsqu'il s'agit de défendre le produit bancaire que vous avez créé, être convaincu de son utilité pour l'avenir vous donne des ailes au jour le jour. Mais il n'y a pas pour autant d'écobanques, plutôt des banques intégrant des paramètres environnementaux. » Originalité de la NEF : le responsable des crédits est le seul banquier de formation, les autres salariés étant formés sur le tas et souvent issus d'écoles de commerce ou d'ingénieur. « On concrétise une utopie : l'argent non comme fin en soi, mais comme outil de plus-value sociale et environnementale, capable de rapprocher les gens ! » note Ivan Chaleil, chargé de crédit pour cet organisme très actif dans le financement des filières bio et ENR. Dernier atout de ce métier pas comme les autres, dont témoigne Salima Kerloub, salariée de Garrigue, une petite société de capital-risque solidaire : « On apprend beaucoup au contact des actionnaires et des entreprises qu'on soutient. Et on est heureux d'aller travailler le matin. » Que demander de plus ?


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Changement climatique : le CESE plaide pour un plan massif d’adaptation des infrastructures
Changement climatique : le CESE plaide pour un plan massif d’adaptation des infrastructures
Avis d'expert | La transition démographique, angle mort de l'ESG ? 
Avis d'expert | La transition démographique, angle mort de l'ESG ? 
Florent Casy, de Sénéo : « Il est impératif de repenser le modèle économique de l’eau »
Florent Casy, de Sénéo : « Il est impératif de repenser le modèle économique de l’eau »
Tribune | Industrie : la décarbonation ne manque pas d’argent, elle manque d’architecture
Tribune | Industrie : la décarbonation ne manque pas d’argent, elle manque d’architecture
TOUS LES ARTICLES POLITIQUES
Les plus lus