La gestion économe de l'eau fera désormais partie intégrante de la politique agricole commune. C'est du moins la décision prise le 1er septembre, à Lisbonne, par les ministres de l'Environnement de l'Union européenne, à l'issue d'une réunion informelle de deux jours consacrée essentiellement à la pénurie d'eau et à la sécheresse. Dans la foulée, les ministres ont donné leur aval à une première liste d'actions « stratégiques », proposées par la Commission en juillet dernier, afin de lutter contre la pénurie d'eau dans l'Union. En tête de liste figure la fixation d'un « juste prix » de l'eau, idée chère à la Commission mais régulièrement repoussée par les états membres. Autre priorité : l'application du principe pollueur-payeur, quel que soit l'usage de l'eau. L'exécutif européen va plus loin en proposant de le répartir entre les différents secteurs économiques. Outre l'agriculture, Bruxelles estime que l'amélioration technologique et l'information des consommateurs permettraient de consommer 40 % d'eau en moins pour un même usage. Par ailleurs, les ministres de l'Environnement ont appuyé l'idée de mettre en place un Observatoire européen de la sécheresse. Tout en soulignant qu'elle relève de l'ordre naturel des choses, le Conseil a cependant souligné la nécessité de mettre en place des plans de gestion dans les bassins-versants transfrontaliers.