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POLITIQUES

Quand le paysage va...

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2007
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Qu'ils soient publics, privés ou simples particuliers, les clients des entreprises du paysage sont de plus en plus nombreux et alimentent un marché qui croît de plus de 5 % par an pour atteindre 4,3 milliards d'euros en 2006. Et les perspectives sont si bonnes que le nombre d'entreprises a progressé de 11 % en cinq ans et que les entrepreneurs eux-mêmes prévoient encore une amélioration de leur chiffre d'affaires. Et n'hésitent pas à embaucher ! Pour preuve, le secteur se vante de 15 000 embauches nettes en cinq ans et annonce 3 000 recrutements par an pour les trois prochaines années. Les marchés publics, en particulier, progressent et représentent un tiers du chiffre d'affaires de la profession qui, contrairement à d'autres, se réjouit de l'approche des municipales. « En année électorale, tous les maires veulent multiplier la surface des espaces verts de la commune », constate Emmanuel Mony, président de l'Unep (Union nationale des entreprises du paysage). Restera ensuite à les convaincre de les faire entretenir par des entreprises privées. « Dès qu'il s'agit de travaux nécessitant du matériel, les entreprises privées sont compétitives. Elles disposent d'équipements adaptés et de personnels bien formés. » Consciente des impacts environnementaux du métier, l'Unep travaille depuis deux ans sur une approche durable de la profession d'entrepreneur du paysage. Approche sociale à travers des réflexions sur les métiers et carrières. Et approche environnementale à travers la diffusion de brochures de bonnes pratiques et l'offre de formations spécialisées. Pour aller plus loin, sa délégation rhonalpine anime depuis peu, en collaboration avec la direction des espaces verts de la Ville de Lyon et la Direction régionale de l'agriculture et de la forêt, une plate-forme d'expérimentation sur la gestion durable des espaces verts. Baptisée Écopaysage, elle rassemble une trentaine de collectivités, d'entreprises et d'établissements de formation qui vont tester, dès le printemps prochain, des techniques alternatives de désherbage et l'utilisation de biocarburants et de biolubrifiants. De quoi alimenter une base de données en accès libre et gratuit et diffuser les résultats à tous les acteurs du paysage publics et privés à travers des rencontres régulières et des journées techniques


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