Sortir du déni et de la confusion. C'est un des objectifs de la note que publie La Fabrique écologique sur le concept de l'adaptation au changement climatique, alors que le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) juge le premier plan national sur la question « insuffisamment puissant » et mal piloté. « L'atténuation, c'est-à-dire la limitation des émissions, occupe toutes les conversations. Le thème de l'adaptation, élever des digues, placer des brise-vent dans les champs, varier davantage les essences en forêts, etc., est lui ignoré. Il est plus que temps de sortir du déni et de rattraper notre grave retard », enjoint avec ferveur Maximilien Rouer, fondateur de la société BeCitizen. L'entrepreneur a présidé le groupe de travail qui a planché sur cette note intitulée « La roue de l'adaptation au changement climatique » et dont la version définitive sortira en avril 2016. Cette publication s'appuie en effet sur la construction d'une « roue », inspirée de celle de Deming utilisée par les entreprises pour favoriser un processus d'amélioration continue. « L'administration gagnerait notamment beaucoup à se saisir de ce genre de principe », estime Martin Guespereau, chargé de mission auprès du secrétaire général du ministère de l'Écologie. De cette roue, qui part de la prise de conscience pour aboutir à l'ac-ion en passant par l'évalua-ion et la décision, les auteurs égagent trois orientations. out d'abord, « faire un grand aut qualitatif sur les données t les outils de prise de déci-ion pour mettre les décideurs n situation d'agir, no tamment l'aide d'une refonte de 'Observatoire national sur es effets du réchauffement limatique (Onerc) ». Orga-iser ensuite « le secteur nancier et les filières écono-iques pour répartir et absor-er les risques » et procéder « un effort de pédagogie et 'éducation pour convertir es structures existantes à 'adaptation ». Pour l'eau, cette évolution pourrait tre portée par les comités de assin », estiment les auteurs e la note. FT