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POLITIQUES

Insertion : Paris veut doubler la mise

LA RÉDACTION, LE 4 AVRIL 2017
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Un million d’heures d’insertion par an. C’est l’objectif que s’est fixé la Ville de Paris pour 2020 dans le cadre de son schéma de la commande publique responsable adopté en janvier 2016. « Nous sommes la première collectivité à avoir publié un tel schéma. Paris dépense chaque année 1,6 milliard d’euros en achats publics », rappelle Antoinette Guhl, adjointe au maire chargée de l’Économie sociale et solidaire. En 2014, les clauses inscrites dans près de 10 % des marchés de la Ville ont généré quelque 500?000 heures d’insertion. L’objectif est maintenant au doublement de ce chiffre en imposant l’insertion dans environ un quart des marchés. « Soit ces marchés contiendront des clauses d’insertion, soit ils seront réservés à des structures d’insertion par l’activité économique (SIAE). En la matière, le nouveau cadre de la commande publique de mars 2016 ne va pas aussi loin que nous l’espérions car il ne permet d’affecter des marchés aux structures de l’ESS que dans certains domaines », regrette l’élue, d’ailleurs ancienne directrice d’une structure d’insertion. Ce doublement visé du nombre d’heures de travail confiées à un public en difficulté devrait en outre conduire à en étendre les domaines d’activité. Traditionnellement, en effet, ces heures s’effectuent dans des secteurs comme la construction, les espaces verts ou la propreté. « Nous réfléchissons à une extension à des prestations intellectuelles. À Paris, 39 % des personnes aux RSA ou inscrites à Pôle emploi sont titulaires d’un bac+3. Il est important de prendre en compte cette particularité », estime Antoinette Guhl.Atteindre le million d’heures promis par le schéma parisien demande mobilisation et moyens. « L’adoption de ce schéma a permis de fédérer l’ensemble des services et de revoir les procédures d’élaboration de nos marchés à l’aune de cet objectif. Nous avons ainsi beaucoup planché sur le "sourcing" avec les acheteurs de la ville. Depuis la mi-2015, nous leur faisons rencontrer les différentes structures d’insertion intervenant sur le territoire. Chacune dispose maintenant de sa fiche. Cela apporte du sens à leur travail de même que davantage de motivation. Et c’est surtout efficace : ils n’auraient auparavant jamais pensé à poser une clause sur un marché informatique, alors que l’offre existe ! », illustre la maire adjointe.En outre, la ville bénéficie désormais d’un facilitateur unique auquel peuvent s’adresser les entreprises retenues pour un marché « clausé ». Il s’agit de l’Epec (Ensemble Paris emploi compétences), né de la fusion entre les Maisons de l’emploi (MDE) et les plans locaux pour l’insertion et l’emploi (Plie). Autre outil original, la mise en place d’une commission d’anticipation. « Elle est composée d’élus de la majorité et de l’opposition. La première s’est réunie mi-janvier. Nous y examinons tous les marchés entre douze et dix-huit mois avant leur lancement. Et, pour chacun, nous nous demandons s’il peut faire l’objet d’une clause sociale ou environnementale », détaille Antoinette Guhl. Enfin, une commission de suivi, rassemblant des représentants de tous les services de la ville, a également été constituée. « Nous avons confié à l’Epec l’évaluation de l’application effective de ces clauses d’insertion. Résultats : des objectifs atteints et même dépassés. Quand une entreprise s’engage dans ce mécanisme, elle va souvent au-delà du but fixé », conclut l’élue parisienne qui ne manque pas de glisser que la moitié des marchés de la capitale incluent une clause environnementale. Des réflexions sont par ailleurs en cours quant à l’intégration de clauses d’économie circulaire, qui pourraient aussi muscler l’économie locale.Fabian TubianaCliquez ici pour accéde au dossier complet : "Achats durables : comment favoriser la commande publique locale."


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