Accès abonnés Voir nos offres
Menu

POLITIQUES
EAU
RECYCLAGE
ÉNERGIE
TERRITOIRES
CLEANTECH
POLITIQUES
POLLUTIONS
BIODIVERSITÉ
MOBILITÉ
EMPLOI

Alimentation bio : l’Observatoire national confirme l’absence de surcoût en restauration collective

Partager :
Alimentation bio : l’Observatoire national confirme l’absence de surcoût en restauration collective
Par Laurence Madoui, le 8 novembre 2018
Découvrez notre newsletter gratuite Politiques
La lutte contre le gaspillage alimentaire est le premier levier de maîtrise des coûts.
 
Certes, il y a un biais : les répondants à l’enquête menée par l’association Un plus bio et le cabinet Ecocert1 reflètent la frange de collectivités la plus volontariste. Pour autant, les résultats de l’Observatoire national de la restauration collective bio et durable, publiés le 7 novembre, ont le mérite de démontrer qu’« il est possible de servir du bio, d’origine majoritairement locale, sans que ça coûte plus cher », résume Gilles Pérole, président de l’association et adjoint à l’éducation de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes, 9 500 hab.) La loi « Egalim », publiée au JO le 30 octobre, prévoit que les cantines serviront 50 % de produits locaux ou sous labels de qualité, dont 20% de denrées issues de l’agriculture biologique, d’ici 2022 (art. 24).

Dans la fourchette des coûts du conventionnel

Les cantines de l’échantillon servent en moyennent 32% de produits bio (en valeur d’achat) pour un coût moyen de matière première de 1,88 €/repas. Ce montant entre dans la fourchette du coût d’un repas conventionnel en restauration collective, qui varie de 1,5 à 2 € en 2016, selon le réseau de la restauration collective publique territoriale Agores. « C’est pourquoi nous n’avons pas soutenu la demande de financement supplémentaire des services de restauration collective : si les denrées bios sont un peu plus chères, c’est en faisant évoluer les méthodes de travail que l’on maîtrise les budgets », affirme Gilles Pérole.

« Toutes les structures équilibrent leurs comptes, en particulier grâce à la lutte contre le gaspillage, déployée dans 83 % des collectivités », souligne Inès Revuelta, animatrice de l’observatoire. Selon une récente étude de l’Ademe, 23% de la viande et du poisson et 34% des légumes servis en restauration collective (établissements scolaires, hospitaliers et de retraite) échouent à la poubelle.
 
Moins de protéines animales

Autre levier de maîtrise des coûts : la diversification des protéines. La loi agriculture et alimentation prévoit qu’à titre expérimental, les gestionnaires proposent un repas végétarien par semaine ; ceux servant plus de 200 couverts devront établir « un plan pluriannuel de diversification des protéines, incluant des alternatives à base de protéines végétales ». La mairie du 18è arrondissement de Paris propose déjà un repas hebdomadaire végétarien dans les écoles, pris par 11% des élèves.  « Nombre d’entre eux ne souhaitent pas manger de viande, c’est un premier pas vers la réduction du gaspillage », note l’adjointe au développement durable, Douchka Markovic. Depuis avril 2017, la loi portugaise prévoit un repas végétarien au quotidien en restauration collective.

Les produits bios sont issus à 59% de la région et des départements limitrophes. L’approvisionnement local est favorisé par la création de légumeries, pour traiter des produits bruts, le recours aux plateformes d’approvisionnement, par lesquelles les liens producteurs tissent des liens avec les consommateurs, et la mutualisation des commandes au sein de groupements d’achats, qui contribue à structurer l’offre locale.
 

1 : soit 239 collectivités (75% servant moins de 500 repas/jour) en charge de 3 401 cantines (à 63% dans des écoles primaires, exploitées à 75% en gestion directe, qui ont répondu à un questionnaire en ligne entre mai et octobre 2018. 
Crédit : EELV
Retrouvez toute l'information politiques dans Environnement Magazine.
Environnement Magazine, l'information de référence pour tous les acteurs et décideurs du développement durable et des métiers de l'environnement.
Consulter le magazine
Offre digitale
à partir de
8,90 €

Je découvre
S'identifier
S'inscrire
Le grand format
Eau de Paris fête ses dix ans
Eau de Paris fête ses dix ans
À lire également
Adelphe et la Feef renforcent leur partenariat pour encourager les TPE et PME à la RSE
Le 6 mai dernier, la filiale de l'éco-organisme Citeo, Adelphe, et la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (Feef), ont signé un nouveau partenariat qui a pour but de renforcer l'accompagnement des TPE et PME dans l'éco-responsabilité liée à l'emballage de leurs produits.
Mobilité hydrogène : 11 projets retenus dans toute la France
Mobilité hydrogène : 11 projets retenus dans toute la France
Le ministère de la Transition écologique et solidaire et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) ont sélectionné 11 projets de mobilité hydrogène pouvant bénéficier d'un soutien financier public.
Enquête publique : modernisation ou mise au pas ?
Enquête publique : modernisation ou mise au pas ?
L’éviction concomitante de deux commissaires-enquêteurs, particulièrement vigilants sur l’impact environnemental des projets, interroge sur l’impartialité des instances qui les désignent et les défont.
La Poste renforce son engagement en matière de numérique responsable
A l'occasion d'une rencontre de la Greentech verte organisé mard i4 juin par le ministère de la transition écologique, le groupe La Poste a signé la charte du numérique responsable.
« Ensemble pour le climat » : le commerce vante l’éco-consommation
« Ensemble pour le climat » : le commerce vante l’éco-consommation
Quinze enseignes feront la promotion des comportements à moindre impact carbone, durant la première quinzaine de juin.
Moby, le premier programme d’écomobilité scolaire bientôt lancé
Moby, le premier programme d’écomobilité scolaire bientôt lancé
À l’occasion de la semaine nationale de la marche et du vélo (du 13 au 17 mai 2019), le ministère de la transition écologique et solidaire, l’Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie, et Eco CO2, signent une convention pour le lancement du programme Moby à l’école.
La présidente de Federec Sud-Méditerranée réélue
La présidente de Federec Sud-Méditerranée réélue
Le 24 mai dernier, lors de l’assemblée générale de Federec pour la région Sud-Méditerranée,  Sandra Rossi a été réélue présidente pour la quatrième fois.
Tous les articles POLITIQUES
Appels d'offres
En partenariat avec
ACCÈS AU KIOSQUE
Événements
Solscope
26 Juin 2019
Solscope
Novatech 2019
1er Juillet 2019
Novatech 2019
ISEFI 2019
2 Juillet 2019
ISEFI 2019
+ D'ÉVÉNEMENTS
Emploi
- Technicien de maintenance Hydraulique H/F
- Chef d'Equipe TP H/F
- Chargé / Chargée d'études environnement
- ASSISTANT CONTROLEUR DE GESTION F/H
+ D’OFFRES
Rubriques
Eau
Recyclage
Énergie
Territoires
Cleantech
Politiques
Pollutions
Biodiversité
Mobilité
Réseaux sociaux
Facebook
Twitter
LinkedIn
Youtube
Magazines
BTP Magazine
BTP Rail
Environnement Magazine
Hydroplus
Mat Environnement
Planète B
Réseaux VRD
Terrassements & Carrières
Services
Pages d'aide (FAQ)
Emploi
Newsletters
Agenda
Abonnés
RGPD 2018
CGV (digital)
CGV (magazines)
CGV (pub)
Nous contacter
L’équipe
Mentions légales
constructioncayola.com est un site du Groupe Cayola.