Le Setecom, mis au point par la société du même nom, va-t-il signer la mort des bennes à ordures et des conteneurs installés sur la voirie ? Ce système qui n'est pas encore commercialisé en France utilise tout simplement le réseau des eaux usées comme « moyen de transport » des ordures ménagères préalablement triées. On peut déjà le voir fonctionner sur un prototype installé sur l'Europôle de l'Arbois, à Aix-en-Provence, où siège la société. Le principe : les déchets que l'usager dépose triés (fermentescibles, journaux, papiers et cartons et emballages) sont broyés, compactés et conditionnés dans des sachets étanches de 20 x 10 cm qui vont alors circuler dans les égouts, entraînés par les eaux usées, puis être récupérés via une grille pour être acheminés vers leurs filières de traitement respectives. Le système autorise aussi le dépôt et le stockage du verre en sous-sol, ainsi que la pesée et l'identification de l'usager si la collectivité est en tarification incitative.
Setecom avance comme atouts l'autonomie énergétique, une moindre pollution et la proximité des points d'apport des habitations. Mais de fait, le système s'adresse avant tout aux hypercentres à forte densité de population où l'installation de conteneurs et la collecte par camions en surface se révèlent difficiles. Qu'est-ce qu'il en coûterait ? « Pour l'heure, le système n'étant pas industrialisé, nous pouvons seulement dire que le coût de fonctionnement est moindre et la performance du tri meilleure », précise Jean-Claude Joly, associé gérant. En somme, un cousin de la collecte pneumatique qu'on pourrait baptiser collecte hydraulique !