AirSerenity, essaimage du laboratoire CNRS de physique des plasmas de Palaiseau, commercialise, depuis le mois de janvier, son système permettant de débarrasser l'habitat des micro-organismes, particules fines, COV (composés organiques volatils) et autres polluants de l'air intérieur. D'une capacité de traitement de 300 m3 /h, il se présente sous la forme d'un appareil compact consommant moins de 20 watts. « Notre dispositif aspire l'air en continu afin d'attirer les polluants dans une cartouche contenant un cocktail de matériaux inorganiques poreu x ca pables de les adsorber », ex plique Joseph Youssef, président et directeur scientifique. Ce piège minéral est alors traversé par du gaz ionisé à température ambiante – dit plasma froid – sous l'effet de la différence de potentiel dans l'air entre deux électrodes à haute tension, qui oxyde et élimine les polluants, tout en régénérant les éléments de la cartouche de filtration. « Il est possible de dimensionner notre système selon le volume de la pièce à traiter et d'adapter la cartouche au type de pollution à éliminer. Cette dernière est recyclable à 80 % et peut être réutilisée après retraitement », poursuit Joseph Youssef.
Un procédé, qui, ne générant pas de nouveaux polluants d'après les tests du laboratoire des Mines de Douai, pourra concurrencer les systèmes de traitement d'air par photocatalyse. Breveté, il est d'abord proposé comme purificateur d'air autonome pour les personnes sensibles. Et, dès 2014, il sera intégré dans des VMC double flux en partenariat avec des industriels (Aldes, Atlantic et GDF Suez).