Arrivée le 28 mai en métropole, l’expédition « 7e continent » a écumé la mer des Sargasses pour recueillir quelque 200 échantillons et des dizaines de données topographiques. Epaulé par quatre satellites et plusieurs laboratoires toulousains, l’équipage cherche à faire converger ses données pour cartographier la propagation des plastiques et des polluants qu’ils transportent. Cette diffusion chimique est peu étudiée du fait de sa dilution dans l’océan. L’Umr 5623, à Toulouse, a pourtant établi qu’un polymère emmagasinait 100 000 fois plus de polluants organiques que son environnement. Les laboratoires associés à l’expédition vont utiliser ces échantillons pour quantifier les plastiques présents dans cette zone et mesurer la pollution diffuse qu’ils provoquent dans l’océan et sa faune. Ils ont déjà observé que la concentration dans le milieu est plus importante que celle des calculs théoriques. Ce résultat est dû à des courants circulaires, appelés gyres. Au nombre de cinq dans le monde, ceux-ci retiennent les plastiques prisonniers, les accumulant au fil des années. Leur surface totale est de six fois la France, justifiant la fameuse appellation « continent de plastique ». BCPlus d'infos sur l'expédition