Découvrez nos newsletters
Gratuites et spécialisées dans votre secteur
Accès abonnés ✉ Nos newsletters gratuites Je m'abonne
Menu

POLLUTIONS
VIDÉOS
EAU
RECYCLAGE
ÉNERGIE
TERRITOIRES
CLEANTECH
POLITIQUES
POLLUTIONS
BIODIVERSITÉ
MOBILITÉ

Pollution de l'air : Bruxelles demande à neuf pays dont la France, de présenter des mesures sous dix jours

Partager :
Pollution de l'air : Bruxelles demande à neuf pays dont la France, de présenter des mesures sous dix jours
Par Eva Gomez, le 1er février 2018
✉ Découvrez notre newsletter gratuite Pollutions
Le 30 janvier, les ministres de l’Environnement de neuf Etats membres de l’UE, dont la France, étaient convoqués à Bruxelles concernant leur non respect des normes européennes sur la qualité de l’air. La Commission européenne a jugé leurs propositions « positives » mais pas assez concrètes. 

« Il y a eu un certain nombre de propositions positives au cours de nos échanges. Mais, à première vue, celles-ci ne sont pas suffisamment substantielles pour modifier la situation d’ensemble », a déclaré le commissaire européen à l’Environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, Karmenu Vella, à l’issue de la réunion qui s’est déroulée le 30 janvier à Bruxelles. La Commission somme donc les neuf pays membres convoqués de formuler de meilleures propositions d’ici dix jours, sous peine d’un renvoi devant la Cour de justice de l’Union européenne. « En l’absence de nouvelles mesures efficaces, dans de nombreux cas, les normes de qualité de l’air continueront d’être dépassées pendant des mois et des années, même bien au-delà de 2020 », prévient Karmenu Vella. Il a souligné que « les dates butoir pour remplir les obligations légales sont depuis longtemps dépassées et certains disent que nous avons attendu trop longtemps. Mais nous ne pouvons pas repousser encore les échéances ».

« Un travail à long terme »

Face à ce rappel à l’ordre, le ministre français Nicolas Hulot, a déclaré mesurer la responsabilité de la France concernant la pollution de l’air. « Une quinzaine de territoires en métropole et en outre-mer sont concernés par des dépassements réguliers des pics de pollution. Ces phénomènes sont les conséquences de nos choix passés en termes d’aménagement du territoire, de politique énergétique ou de transports. Nous devons absolument inverser cette tendance rapidement, pour que chaque Français puisse respirer un air sain », a-t-il soutenu dans un communiqué. Il a notamment rappelé les principales mesures du plan climat annoncé en juillet dernier, ainsi les mesures annoncées suite à la tenue des Assises de la mobilité fin 2017.

Pour répondre à l’impatience de la Commission, le ministère français a indiqué que « la lutte contre la pollution de l’air est un travail de long terme, sur lequel nous nous mobilisons avec les collectivités territoriales concernées ». L’AFP a rapporté que Nicolas Hulot prévoit des réunions avec les élus concernés prochainement, afin de travailler à des plans d’actions supplémentaires. Dans son communiqué, le ministre interpelle également l’Union européenne à propos de ses responsabilités face à la pollution de l’air : « L’Europe doit aussi y prendre toute sa part, pour construire une mobilité « zéro émissions » pour tous nos citoyens, notamment en fixant des normes ambitieuses sur les véhicules particuliers », estime-t-il. Et d’ajouter : « Afin de tirer les leçons du dieselgate, il faudra également des moyens renforcés de surveillance du marché automobile. »

Un « paquet mobilité propre » européen peu convaincant ?

Pour rappel, le 8 novembre 2017, la commission a présenté une proposition de « paquet mobilité propre », qui contient notamment de nouvelles normes d’émissions de CO2, l’annonce de nouveaux objectifs à l’horizon 2025, un plan d’actions pour le déploiement d’infrastructures pour les carburants alternatifs, ou encore l’initiative sur les piles à combustible et hydrogène engagée en 2013). Une proposition qui a notamment déçu le Réseau action climat (RAC) : « Malheureusement, la Commission européenne tourne le dos à l’Accord de Paris en proposant des objectifs de réduction des émissions de CO2 trop tardifs et trop faibles pour répondre à l’urgence climatique. Passant sous silence le scandale du dieselgate, elle ne tient toujours pas compte des émissions de CO2 des véhicules en conduite réelle », estime l’association en faisant référence au nouveau protocole d’homologation des véhicules, entré en vigueur le 1er septembre dernier. Pour le RAC, ce paquet mobilité « fait un cadeau aux constructeurs automobiles, en leur octroyant des crédits pour la vente de véhicules dits "zéro émissions" qui auront pour effet d’autoriser la vente de véhicules énergivores et de dégrader les objectifs CO2 ».

Aller plus loin vers les mobilités douces

Le RAC et la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) rappellent également au gouvernement français que le déploiement de véhicules moins polluants « doit aller de pair avec le développement des mobilités douces ». Dans une lettre adressée à Nicolas Hulot, la FUB demande « un plan vélo sincère, assumé et nuancé », qui irait au-delà des mesures annoncées par la ministre en charge des transports Elisabeth Borne à l’issue des Assises de la mobilité. Il s’agirait pour l’association de « mettre en place un Fonds national d’investissement d’un montant annuel de 10 euros par habitant pour co-financer des projets vélos avec les collectivités locales », « d’étendre ou d’introduire un bonus à l’achat de vélo à assistance électrique (VAE) identique à celui existant pour les véhicules électriques » ou encore de « procurer des allègements d’impôt à ceux qui se rendent à vélo au travail ».
Photo : à Paris / Creative Commons Zero - CC0
Retrouvez toute l'information de cette rubrique dans le magazine Environnement Magazine.
Environnement Magazine, l'information de référence pour tous les acteurs et décideurs du développement durable et des métiers de l'environnement.
Consulter le magazine
Offre digitale
à partir de
8,90 €

Je découvre
S'identifier
S'inscrire
  Environnement TV ouvre les vannes
Le 21e Carrefour des gestions locales de l'eau se tient en ce moment même à Rennes. Pour l'occasion, l'équipe d'Environnement TV vous propose une émission consacrée à l'Eau.
+ de vidéos Environnement TV
À lire également
Mobilité et pollution : WeNow lève 1,3 million d'euros
Mobilité et pollution : WeNow lève 1,3 million d'euros
La jeune pousse WeNow vient de lever 1,3 million d'euros pour accélérer le déploiement de sa technologie de neutralité carbone embarquée dans les véhicules.
Pesticides : une hausse des ventes constatée en France en 2018
Pesticides : une hausse des ventes constatée en France en 2018
En 2018, une forte augmentation des ventes de produits phytopharmaceutiques a été constatée en France.
Les leçons de la décontamination de Fukushima
Les leçons de la décontamination de Fukushima
À la suite de l’accident nucléaire de Fukushima, en mars 2011, les autorités japonaises ont conduit d’importants travaux de décontamination des sols. Si quelque 20 millions de mètres cubes ont été excavés des terres agricoles, la forêt, non traitée, demeure un important réservoir de pollution.
Un nouveau plafond d'émissions de soufre pour les transports maritimes
Un nouveau plafond d'émissions de soufre pour les transports maritimes
Depuis le 1er janvier 2020, un plafond de 0,5% d'émissions de soufre pour les navires est entré en vigueur à l'échelle mondiale.
Jean Weissenbach : « La bio-remédiation est une réponse efficace pour décontaminer les sols pollués »
Jean Weissenbach : « La bio-remédiation est une réponse efficace pour décontaminer les sols pollués »
Sites et sols pollués aux métaux lourds, contamination des écosystèmes par des substances chimiques, catastrophes pétrolières sur terre comme en mer… L’empreinte des activités industrielles sur les milieux naturels est colossale, parfois irréversible. Des solutions émergentes existent pour traiter ces pollutions, au rang desquelles la bio-remédiation : la dépollution par traitement biologique. Rencontre avec le biologiste Jean Weissenbach, auteur du livre "Dépolluer la planète" (CNRS Editions).
Un « service inédit » pour mieux tracer les terres excavées
Un « service inédit » pour mieux tracer les terres excavées
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a pris une participation de 40 % dans l’entreprise Soltracing, spécialisée dans la sécurisation des flux de terres excavées. L'objectif ? Lancer un nouveau service pour mieux tracer les déblais de chantier.
Un appel à projets pour les filières agricoles à bas niveau d'intrants
Un appel à projets pour les filières agricoles à bas niveau d'intrants
Ce mercredi 5 février, l'agence de l'eau Seine-Normandie lance un appel à projets pour développer les filières agricoles à bas niveau d'intrants.
Tous les articles POLLUTIONS
En partenariat avec
Nos magazines
Accéder au kiosque
Événements
SALON AQUIBAT
26 Février 2020
SALON AQUIBAT
Confs'Amiante Bâti
27 Février 2020
Confs'Amiante Bâti
Confs'Amiante Navire
10 Mars 2020
Confs'Amiante Navire
+ d'événements
Emploi
- Technicien Assainissement (H/F)
- Chargé Prévention Santé Sécurité H/F
- Ouvrier / Ouvrière paysagiste
- Chef d'Equipe Electricité Transport F/H
+ d’offres
Environnement Magazine est un site du Groupe Cayola.